CULTURE

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  • Comment l'argent d'Amazon a sapé un prestigieux prix littéraire
    par ng@actualitte.com (trimNicolas Gary)) le novembre 14, 2018 à 9:53

    #SALONLIVREMTL18 – Voilà quelques jours, Amazon a mis le feu aux poudres d’une récompense prisée de toute la profession au Québec. Le prix littéraire des collégiens, institution dans le paysage du livre, avait, pour son édition 2019, obtenu un financement d’Amazon Canada. Un argent qui ne plait pas à tout le monde – et nombreux se sont exprimés pour le déplorer.       Depuis le 10 novembre, et la diffusion d’un communiqué plus ou moins bien assumé, les organisateurs du Prix littéraire des collégiens dansent d’un pied sur l’autre. La présence du marchand américain comme partenaire financier a rendu le terrain brûlant.    Le Prix des collégiens, dont le rayonnement n’est plus à prouver, est un acteur essentiel à la promotion de la littérature québécoise, car chaque année de nombreux étudiants s’impliquent dans la lecture d’auteurs qu’ils découvrent, bien souvent, pour la première fois. Il s’agit également d’un outil fabuleux pour faire aimer la lecture et encourager les jeunes à y consacrer davantage de temps.   Amazon, partenaire d’un prix littéraire au Québec : acceptable ?   Sauf qu’Amazon, non. Et la pression, par médias interposés, s’est accentuée : les auteurs retenus ont fait savoir leur mécontentement, les professionnels se sont exprimés… Définitivement, Amazon ne passe pas. Dans un long message sur Facebook, Bruno Lemieux, cofondateur du prix, a tenté de défendre le choix de ce partenaire, mais rien n’y a fait.   Du nerf de la guerre à la guerre des nerfs   Le message s’entend pourtant très bien : « Aucun gouvernement — de quelque parti que ce soit — ne nous a versé un montant substantiel et récurrent qui nous aurait permis de faire une planification sur plusieurs années. Il s’agissait dans tous les cas de montants tirés de budgets discrétionnaires, montants qui fluctuaient selon les années. »    Et les quelques milliers de dollars qui devaient être versés par le Gouvernement du Québec pour cette année, furent supprimés : « Le mandat du Prix des collégiens ne correspondait en somme à aucun “programme gouvernemental existant” et qu’il n’était donc plus possible de nous aider. »    Ainsi, Claude Bourgie Bovet annonce dans un communiqué la décision de suspendre le prix. « La décision est la résultante directe de la réaction désolante de plusieurs acteurs du milieu du livre au Québec suivant l’annonce récente d’un appui majeur », indique la présidente de la Fondation Marc Bourgie.    « Nos partenariats nous permettent d’accroître le rayonnement du prix, de le faire grandir et de mettre en place une structure solide pour assurer sa pérennité. Le malaise exprimé publiquement nous attriste et nous contraint, faute d’avoir tous les outils nécessaires pour réaliser nos ambitions, de suspendre le prix », poursuit-elle.   En somme, la suspension signifie que les livres des auteurs retenus ne seront pas expédiés à destination des collèges et des cegeps. Pas d’annulation, toutefois. La suite viendra dans un prochain épisode, donc : les organisateurs affirment qu'il faudra attendre que les discussions se fassent, et que les conditions propices à la reprises soient trouvées.   Trouver une solution, rapidement   Dans un communiqué, l’Union des écrivaines et écrivains québécois prend acte de cette décision. Mais son directeur général, Laurent Dubois, souligne que « jamais l’UNEQ n’a souhaité que cette édition soit suspendue, car cela n’est bénéfique pour personne. Nous demandons au gouvernement québécois de trouver des solutions rapides de financement pour ce prix essentiel à la diffusion de notre littérature afin que l’édition 2019 puisse avoir lieu et que l’organisation puisse bénéficier d’un soutien qui assure sa pérennité ».   L’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) déplore auprès de ActuaLitté « la suspension de ce prix. Nous espérons évidemment qu’une solution intervienne dans les meilleurs délais pour revenir à une situation plus propice à la promotion des livres, comme sait le faire ce prix ». En revanche, pas question de reculer sur la question du financement.   « Comme d’autres, nous regrettons que le financement du Prix n’ait pas été opéré par des acteurs plus locaux. » Le nom d’Amazon n’est pas prononcé, et à peine voilé, on critique aussi le désengagement des pouvoirs publics.  La directrice de l’Association des Libraires du Québec, première à avoir tiré la sonnette d’alarme sur le sujet, le souligne à ActuaLitté : « Le problème du financement est réel : nous sollicitons tous des aides fédérales, provinciales, municipales, et leurs enveloppes ne sont pas extensibles. La question qui se pose touche autant au désengagement du gouvernement des événements culturels, et du soutien à l’action culturelle, que de cette manie contemporaine que de nous envoyer chercher des mécénats et commandites privés. » […]

  • Haka, conte des origines : et voir à nouveau le soleil
    par bc@actualitte.com (trimChristine Barros)) le novembre 14, 2018 à 6:15

    ALBUM JEUNESSE - Si les All Blacks me sont certes familiers, ce doit être génétique, car au-delà des 5 nations qui devinrent 7 et de la CPM, je n’ai point de « culture rugby ». Mais j’avoue avoir toujours été saisie par la puissance des hakas que je n’ai jamais vus qu’au gré de diffusions télévisuelles. Haka, publié par les éditions Vents des Iles, vous mène aux temps où le temps n’existait pas, et vous offre le conte des origines.     C’est l’histoire du plus ancien Haka maori, le « Ka mate ». Parce qu’un conte ne se raconte pas dans une chronique je ne vous en dirai que ceci : Te Rauparaha est grand chef de la tribu maori Ngāti Toa. Menacé par ses ennemis, il doit fuir pour se protéger. Et devra affronter peurs, doute, abandon de soi-même, obstacles et souffrances, pour devenir un héros et célébrer le miracle qu’est la vie. En racontant la sienne aux membres de la tribu.   Alors oui, « il était une fois » place Haka dans l’univers du conte. Univers incarné par la palette feu et terre de l’illustrateur Andrew Burdan, on y retrouve les codes que nous connaissons de cette culture : tatouages, clans, chants et danses… Une grande tension et une grande force se dégagent du dessin, en particulier des corps en mouvement. Des tableaux quasi rupestres projettent le conte hors du temps.             Voir cette publication sur Instagram                   Haka - de Patricia Grace, illustré par Andrew Burdan, traduit par Yamila Cowan - Editions @auventdesiles Vous arretez ce que vous faites, et vous notez les références de cet album. Bref. Coup de coeur. C'est tout. Enfin non, pas tout à fait... Mesdames, (et messieurs aussi d'ailleurs), vous aussi, même si vous êtes rétif.ve.s aux placages et autres débordements et drops, avouez que vous avez été fasciné.e. un quart de seconde minimum par ces #hakas avec lesquels les équipes de #rugby du Pacifique entament leurs #matchs. Le #hakakamate est sans doute le plus celebre d'entre tous. C'est l'histoire du #conte. Initial. Initiatique. L' #histoire secrète qui donne du sens à leur #chant et #danse. Ca incarne un #mythe qui vit encore de nos jours, dont le monde entier perçoit l'écho, en témoignent nos chairs de poule devant nos écrans. C'est beau. C'est un conte, donc il en a la puissance. Et il donne du sens, avec une simplicité de langage désarmante. Bref. Coup de coeur. Message personnel à la @federation_francaise_de_rugby : Pour toute commande excedant les 135641313 exemplaires, prendre contact avec l'agence @trames_xyz Et pour tout le monde : et notez aussi 9782367341989, si vous ne savez pas à quoi ça sert, votre #libraire, lui le sait. Et vous êtes bien à temps de patienter et de le commander chez lui, #Noel c'est dans encore plein de semaines, pas de fausses excuses. #instabook #Bookstagram #bookaddict #bookworm #livrestagram #album #albumjeunesse #haka #conte #transmission #livre #lecture #coupdecoeur #nonjenesuispluslibraire mais #libraireforever pour @actualitte Une publication partagée par Titi_Libraire (@titilibraire) le 14 Nov. 2018 à 9 :55 PST         Un vrai texte du soir (à lire tout seul à partir de 7 ans, qu’on lit, adultes, d’une traite en moins de 10 minutes), un éventail d’émotions fondamentales, un texte accessible, une illustration puissante : coup de cœur.   Public : pourquoi le restreindre? Sportif ou pas, jeune ou moins, un conte, un vrai souffle, qui donne du sens à quelque chose de familier. Haka, de la néo-zélandaise Patricia Grace, est un conte puissant qui touche aux racines communes de notre humanité, ce qui n’est sans doute pas étranger aux réactions quasi-universelles que ce chant suscite ; peut-être le secret de la puissance du Haka est-il que le mythe s’incarne au présent, quand le corps raconte une histoire. Mythes, contes… Une chose est certaine, je ne regarderai ni n'écouterai plus jamais ça des mêmes yeux et oreilles.     Patricia Grace, ill. Andrew Burden, trad. Yamila Cowan - Haka - Editions Au vent des îles - 9782367341989 - 13 &euro […]

  • Droit d'auteur : la fin de quatre années de conflit et de photocopillage
    par clements@actualitte.com (trimClément Solym)) le novembre 14, 2018 à 4:26

    Le juge Simon Hébert de la Cour supérieure du Québec a rendu public son jugement concernant l’entente de principe intervenue entre Copibec et l’Université Laval. Près de quatre ans après le début du litige, l’affaire se conclut, définitivement, en faveur de la société de gestion.    ID Number THX 1139, CC BY 2.0   Les deux opérateurs accueillent la décision du juge avec plaisir : leur entente à l’amiable vient en effet d’être homologuée par le juge, au palais de justice de Québec. L’université Laval signe ainsi la licence générale portant sur la photocopie et reproduction des œuvres, qui est proposée à l’ensemble des universités québécoises.   En juillet dernier, l’université Laval avait versé près de 3 millions $ à Copibec, après la signature de l’accord. Mais à cette époque, les deux parties s’étaient abstenues de tout commentaire.    Depuis le 1er juin 2014, l’Université Laval avait mis en place une politique établissant les conditions d’utilisation de l’œuvre d’autrui par son personnel. Elle y définissait unilatéralement la notion de « court extrait » d’une œuvre et autorisait son personnel à reproduire et utiliser de tels « courts extraits » sans obtenir l’autorisation des auteurs et des éditeurs ni payer de redevances.   L’établissement, qui reproduit annuellement plus de 11 millions de pages, extraites de plus de 7 000 ouvrages, dans les recueils de textes vendus aux étudiants ou mis à leur disposition sur Internet, opérait jusqu’à cette date sous la licence générale de Copibec.    Quatre années d'un laborieux conflit   L’homologation du règlement par la cour met de façon définitive un terme au litige qui les opposait concernant la gestion des droits d’auteur dans le cadre des activités d’enseignement et de recherche de l’Université Laval. Les deux parties collaboreront à nouveau au bénéfice des auteur(e)s, des éditeur(trice)s, des professeur(e)s et des étudiant(e)s.    L’Université accorde une grande importance au respect de la Loi sur le droit d’auteur, à la valorisation de l’œuvre d’autrui ainsi qu’au travail des créateurs et du milieu culturel. Son engagement à respecter les droits d’auteur est sincère et sérieux. Elle reconnaît que la gestion collective offre un cadre qui permet l’équilibre entre les besoins de ses utilisateur(trice)s et ceux des auteur(e)s et des éditeur(trice)s.  Ainsi, en plus de son adhésion à la licence Copibec, elle entend maintenir son Bureau du droit d’auteur, qui est destiné au soutien de l’ensemble du personnel et de la communauté étudiante pour les questions relatives à la mise en œuvre de la Loi sur le droit d’auteur au regard des activités d’enseignement, d’apprentissage et de communication savante.      Un procès crucial autour du fair use repart de plus belle Elle poursuivra aussi ses campagnes de sensibilisation sur l’importance du respect du droit d’auteur auprès de sa communauté universitaire.  Copibec et l’Université Laval sont satisfaites du dénouement de leur différend, avec une solution qui respecte à la fois les besoins du milieu universitaire et le droit des titulaires de droit d’auteur à une rémunération juste pour l’utilisation de leurs œuvres.  La décision du juge est consultable ci-dessous.   &nbs […]

  • La Grande Librairie reçoit Héloïse d’Ormesson et Mona Chollet
    par ao@actualitte.com (trimAntoine Oury)) le novembre 14, 2018 à 4:22

    Parution d'un livre posthume oblige, Jean d'Ormesson sera au cœur de cette émission du 14 novembre 2018. François Busnel reçoit ainsi Héloïse d'Ormesson, fille de l'auteur, pour la parution du livre Un hosanna sans fin, publié par sa maison d'édition.  Ce mercredi 14 novembre à  20.50, François Busnel reçoit Héloïse d’Ormesson qui évoquera le livre-testament de son père Jean d'Ormesson (Un hosanna sans fin - Éditions Héloïse d'Ormesson), Mona Chollet (Sorcières. La puissance invaincue des femmes - Zones), Sarah Chiche (Une histoire érotique de la psychanalyse - Payot), Emmanuelle Bayamack-Tam (Arcadie - P.O.L.) et Amélie Cordonnier (Trancher - Flammarion).   Les manuscrits de Jean d'Ormesson entreront à la BnF Présenté par François Busnel, le magazine littéraire de France 5 est le grand rendez-vous de l'actualité littéraire sous toutes ses formes : romans, essais, histoire, polars, bandes dessinées, jeunesse, etc.&nbs […]

  • Philippe Barbat devient directeur général des patrimoines
    par ao@actualitte.com (trimAntoine Oury)) le novembre 14, 2018 à 4:14

    Après des mois d'intérim, le ministère de la Culture a finalement annoncé le nom du successeur de Vincent Berjot à la tête de la Direction générale des patrimoines du ministère de la Culture. Il s'agit de Philippe Barbat, qui fut notamment adjoint au directeur chargé des Archives de France. (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)   La Direction générale des patrimoines du ministère de la Culture a enfin un directeur : la nomination de Philippe Barbat met fin à plusieurs mois d'incertitude depuis le départ de Vincent Berjot et l'intérim assuré par Jean-Michel Loyer-Hascoët depuis juillet 2018.    Pour rappel, la direction générale du patrimoine a pour vocation de rassembler sous une même direction les politiques en matière d’architecture, de patrimoine monumental et archéologique, d'archives et de musées et, ce, depuis 2010. Le service interministériel des archives, un des services de la direction générale du patrimoine, est resté sans directeur depuis le départ du dernier, Hervé Lemoine, en février 2018.   A priori, Philippe Barbat devrait être sensible à la politique menée en matière d'archives, puisqu'il a occupé les fonctions d'adjoint au directeur chargé des Archives de France, où il a exercé pendant cinq années et de conseiller en charge du patrimoine et de l’architecture au cabinet d’Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture et de la Communication.    « Il a été responsable, dans ces fonctions, des secteurs de l’archéologie, des archives, des espaces protégés, des monuments historiques et des musées. En 2014, Fleur Pellerin, Ministre de la Culture et de la Communication, l’a renouvelé dans ces fonctions en y ajoutant le secteur de l’architecture », indique le ministère de la Culture dans un communiqué.   Des archives sans direction, un risque important pour “l'État de droit” (AAF) Depuis janvier 2015, Philippe Barbat était directeur de l’Institut national du patrimoine. Parmi les missions qui lui sont confiées, Philippe Barbat aura notamment la charge de proposer au ministre de la Culture de nouvelles ambitions pour les politiques patrimoniales. […]

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