LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE

  • Regardez le replay du dernier meeting de Renaissance à la Mutualité
    le mai 23, 2019 à 10:00

    […]

  • Le silence républicain - Le rituel du vote
    le mai 22, 2019 à 10:00

    Le rituel du vote Le vote Les élections font partie des temps forts de notre démocratie. Le rituel du vote fait l’objet d’une réglementation, qui permet d’assurer le bon fonctionnement notre démocratie. Le silence Dans l’isoloir, il faut que chacun puisse déterminer son choix en conscience. C’est la justification de la règle du silence précédant l’élection : il s’agit de laisser à chacun le soin de forger définitivement son opinion. Des interdictions Toutes les limitations apportées à la communication des candidats ont pour objectif de garantir la liberté d’expression des électeurs et d’empêcher toute pression susceptible de porter atteinte à la sincérité du scrutin. Le non-respect de ces règles peut être sanctionné. Il est donc primordial que tous les adhérents de La République En Marche ! les respectent. Les interdictions Le principe À partir de vendredi 24 mai 2019 à 23h59, la campagne officielle prend fin pour les électeurs appelés aux urnes le 26 mai 2019 : toutes les actions de campagne et toutes les opérations de mobilisation à visée électorale sont interdites sur l’ensemble du territoire de la République. Toutes ces interdictions prennent fin avec la fermeture du dernier bureau de vote en métropole le dimanche 26 mai à 20 heures. Les applications Il est interdit de diffuser ou de faire diffuser tout message électronique ayant le caractère de propagande électorale. Il n’est également plus autorisé d’organiser des réunions publiques, de publier un entretien d’un candidat, d’appeler les électeurs pour les inciter à voter pour un candidat, de coller des affiches en dehors du rafraîchissement des panneaux officiels, ni de porter à la connaissance du public un élément nouveau de polémique électorale. Dès la clôture de la campagne officielle, il est également essentiel que les adhérents de La République En Marche ! cessent de distribuer ou de faire distribuer des bulletins, des tracts, ou des autres documents par voie postale ou par email. Toutes les actions de mobilisation (boîtage, phoning, etc.) doivent donc être suspendues la veille et le jour du scrutin. Par ailleurs, aucun sondage électoral ne peut être publié, diffusé ou commenté à partir de vendredi 23h59 sur l’ensemble du territoire national. Une amende de 75.000 euros est prévue en cas d'infraction. Cette règle ne fait, en revanche, pas obstacle à ce que demeurent accessibles des publications parues ou des données mises en ligne avant cette date, mais elle ne doivent pas être commentée après cette date. Aucune estimation des résultats ne peut faire l’objet d’une quelconque diffusion le samedi 25 et le dimanche 26 mai avant 20 heures. En revanche, la veille et le jour du scrutin, il est possible de rafraîchir les affiches officielles sur l’emplacement réservé des panneaux électoraux. Dans les DOM-TOM et sur le continent américain En Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Polynésie française et sur tout le continent américain, où le scrutin est avancé au samedi 25 mai 2019, la campagne menée sur ces parties du territoire national prend fin localement le jeudi 23 mai à 23h59. […]

  • La transition écologique au cœur de la loi mobilités
    le mai 21, 2019 à 10:00

    Les transports portent une importante responsabilité dans la pollution de l’air. Le secteur est d’ailleurs le premier émetteur de gaz à effet de serre. Une mauvaise qualité de l’air responsable de près de 67 000 décès prématurés chaque année. C’est pourquoi le projet de loi LOM (loi d’orientation des mobilités) présenté par la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et actuellement débattu au Parlement, prête une grande importance aux questions écologiques. Pour accélérer la transition écologique, le projet de loi se fixe deux priorités : soutenir les modes de déplacement les moins polluants ; encourager la transition vers des véhicules propres. Pour réussir, plusieurs mesures devraient être adoptées comme : La multiplication par 5 des points de recharge pour les véhicules électriques d’ici 2022 grâce à : l’obligation d’équiper les parkings de plus de 10 places dans les bâtiments neufs ou rénovés d’un point de recharge électrique ; la possibilité de recharger gratuitement sur son lieu de travail ; la création d’un droit à la prise électrique en habitat collectif ; la division par 2 du coût d’installation des équipements de recharge. Le développement du covoiturage pour les trajets du quotidien grâce à : la création de voies réservées au covoiturage et aux véhicules propres sur les grands axes routiers ; la création d’un forfait mobilité durable qui permettra à un employeur de verser jusqu’à 400€/an à un salarié venant sur son lieu de travail en covoiturage ; la possibilité pour les collectivités locales de subventionner les solutions de covoiturage. La mise en oeuvre d’un plan vélo grâce à : la création d’un fond vélo de 350 millions d’euros pour financer des infrastructures aux côtés des collectivités ; la lutte contre le vol avec la mise en place de stationnements sécurisés et la généralisation progressive du marquage des vélos (un système d’immatriculation qui permet d’identifier le propriétaire du vélo et d’empêcher la revente de bicyclettes volées) ; un forfait mobilité durable qui permettra à un employeur de verser jusqu’à 400€ à un salarié venant sur son lieu de travail à vélo ; la généralisation du savoir-rouler à l’école pour que tous les enfants entrant en 6ème maîtrisent la pratique du vélo. Des avancées concrètes qui participeront à l’objectif d’atteinte de la neutralité carbone des transports terrestres d’ici 2050. […]

  • Le Conseil de défense écologique : comment ça marche ?
    le mai 21, 2019 à 10:00

    Le 25 avril 2019, lors de sa conférence de presse de sortie du Grand Débat National, le président de la République a annoncé plusieurs mesures pour répondre aux attentes des Français. Parmi celle-ci, une mesure inédite, la création d’un Conseil de la défense écologique « pour mettre au coeur de toutes nos politiques cette urgence climatique ». Officiellement créé le 18 mai, il se tiendra pour la première fois ce jeudi 23 mai à l’Élysée. Quel est son objectif ? Le Conseil a pour objectif de déterminer les orientations en matière de transition écologique, notamment sur : la lutte contre le réchauffement climatique la préservation de la biodiversité la protection des milieux et ressources naturelles Comment sera t-il composé ? Il sera présidé par le chef de l’État. Il réunira, outre le Premier ministre, plusieurs membres du Gouvernement dont : le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Didier Guillaume, la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, le ministre du Logement, Julien Denormandie la ministre des Outre-mer, Annick Girardin Le Président pourra également convoquer toute personne compétente sur certains sujets techniques à participer à ce Conseil de défense écologique. Comment va t-il agir concrètement ? Ce Conseil de la défense écologique va se fixer des objectifs chiffrés à atteindre. Il devra s’assurer qu’ils sont bien respectés par le Gouvernement et bien mis en oeuvre dans chaque ministère. Cette organisation inédite va permettre d’accélérer la transition écologique grâce à un vrai pouvoir décisionnaire qui placera la question environnementale en priorité numéro 1. Il se réunira tous les mois. Le Haut conseil pour le climat, une institution de consultation indépendante créée par Emmanuel Macron en novembre 2018, sera par ailleurs auditionné chaque année par le Conseil de défense écologique. Il présentera son rapport annuel sur le respect des objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre et ses recommandations. […]

  • Emmanuel Macron : son entretien à la presse quotidienne régionale
    le mai 20, 2019 à 10:00

    À quelques jours des élections européennes, Emmanuel Macron a répondu aux questions de la presse quotidienne. Le Président a parlé des enjeux du scrutin pour la France, de l’abstention, et des premières tâches auxquelles le nouveau Parlement européen devra s’attaquer. La question écologique a été abordée et le Président a listé ses priorités : Avancer sur la taxation du kérosène ; Financer la transition écologique avec la Banque européenne du climat ; Taxer les entreprises les plus polluantes ; Mettre une taxe carbone aux frontières. Emmanuel Macron a également parlé de l’immigration et de l’accueil des réfugiés : Il a plaidé pour une meilleure protection des frontières communes ; Harmoniser les droits d’asile. Il a également renouvelé son souhait d’une ambitieuse réforme de la politique agricole commune qui continuera de protéger nos agriculteurs. Il a rappelé que renationaliser notre politique agricole serait une erreur profonde pour nos agriculteurs. Retrouvez l’entretien du Président sur le site du Parisien. Voir cette publication sur Instagram À 5 jours des élections européennes, le président de la République, @emmanuelmacron, a détaillé sa vision et ses projets pour l'Europe dans une interview à la presse quotidienne régionale. Le 26 mai, il n'y aura qu'un tour. #JeVoteRenaissance ! Une publication partagée par En Marche (@enmarchefr) le 20 Mai 2019 à 11 :28 PDT Pourquoi vous sentez-vous obligé de monter au créneau dans cette campagne ? Il y a alerte rouge ? La faute à vos candidats ? EMMANUEL MACRON : Le projet de transformation profonde que je mène pour le pays ne va pas sans une nouvelle étape du projet européen. Les Français m’ont élu pour cela. Je ne peux donc pas être un spectateur, mais un acteur de cette élection européenne qui est la plus importante depuis 1979 parce que l’Union est face à un risque existentiel. Si, en tant que chef de l’Etat, je laisse se disloquer l’Europe qui a construit la paix, qui a apporté de la prospérité, j’aurai une responsabilité devant l’Histoire. Le président français n’est pas un chef de parti mais il est normal qu’il s’implique dans des choix fondamentaux. Ne craignez-vous pas que ce vote se transforme en référendum contre vous ? Je constate que toutes les autres listes en font un référendum contre le président de la République et le gouvernement. Il ne s’agirait pas que je sois le seul à ne pas pouvoir prendre la parole. Quand je regarde les choses, le chômage est au plus bas depuis dix ans, le pouvoir d’achat n’a jamais augmenté de cette manière depuis douze ans, l’investissement productif repart, les emplois industriels sont recréés… Il n’y a pas à rougir de notre bilan, même s’il faut aller plus loin La question de ces élections européennes est simple : voulons-nous la division face aux Etats-Unis et à la Chine ou préférons-nous l’unité pour bâtir notre avenir européen ? L’abstention pourrait battre des records dimanche. Si tel est le cas, est-ce que ce sera un échec personnel pour vous ? Quand il y a de l’abstention, c’est un échec pour la démocratie. Il y a un paradoxe : on a passé des mois à dire qu’il fallait redonner de la vigueur à notre démocratie et l’on considérerait qu’il n’est pas important d’aller voter ? Décider de ne pas aller voter, c’est décider de donner sa voix à ceux qui ne veulent que détruire. C’est ce qui s’est passé il y a trois ans avec les Britanniques pour le Brexit. Pour exprimer son choix quel qu’il soit, c’est le 26 mai ou jamais ! Si la liste Renaissance arrive derrière le RN, quelles conséquences cela aura sur la politique française ? Je ne me pose pas dans un tel cas de figure. Nous nous sommes assoupis, comme si l’on n’avait pas réalisé qu’il y a cinq ans le parti qui avait remporté les élections européennes, c’était le Front national. Est-ce qu’ils ont réussi au niveau européen ? Ils ont voté contre tout ce qui est dans l’intérêt de la France. Leur projet affaiblit la France et divise l’Europe. Pourrez-vous être moteur, réformateur, si vous n’arrivez pas premier en France ? Je n’ai pas l’esprit de défaite, j’ai l’esprit de conquête. La France sera d’autant plus forte que nous ferons un bon score. Donc, vous ne nous direz pas si cela vous conduirait à changer de Premier ministre… Absolument pas. Je n’ai jamais fait de politique-fiction. J’ai toute confiance en Edouard Philippe qui s’engage sans compter auprès des proeuropéens. Quel doit être le premier chantier d’urgence auquel devra s’atteler le nouveau Parlement ? Je veux une Convention fondatrice européenne après les élections. Que les chefs d’Etats et de gouvernement, avec le nouvel exécutif et les responsables du Parlement, avec les citoyens, prennent le temps de définir la stratégie de l’Europe pour les cinq années à venir, y compris les changements de traités sur lesquels ils veulent aboutir. Vous êtes favorable à l’introduction de quotas pour l’immigration en France. L’êtes-vous à l’échelle européenne ? On parle d’immigration légale, économique ou étudiante. Je suis prêt à ouvrir ce débat comme je l’ai dit. En revanche, on ne peut pas en instaurer sur le droit d’asile. C’est pour cela que je veux refonder Schengen, y compris jusqu’au changement des traités si besoin. On ne protège pas suffisamment nos frontières communes. Il n’y a plus de solidarité et trop de différences entre nos droits d’asile. Je veux refonder complètement Schengen, avec un espace plus petit si besoin, une meilleure protection des frontières communes, une harmonisation des droits d’asile et un pilotage par un conseil des ministres de l’Intérieur. Les convergences sont difficiles sur le glyphosate, le carbone ou encore le charbon. Comment avancer sur les questions écologiques ? Notre jeunesse européenne a une conscience aiguë de ces sujets. Elle a décidé de s’exprimer et bouscule ses gouvernements, et c’est une chance. J’ai moi-même beaucoup progressé sur ces sujets ces derniers mois en l’écoutant. L’histoire nous jugera sur ce sujet. Je voudrais que l’on avance sur la taxation commune du kérosène en Europe et que l’on ait une vraie négociation internationale. Je veux aussi que l’on aille plus vite et plus fort, notamment sur les financements européens, d’où l’idée de la Banque européenne du climat. Enfin, il faut taxer en Europe les entreprises les plus polluantes et mettre une taxe carbone aux frontières. Face à la réforme annoncée de la politique agricole commune, les agriculteurs ont-ils raison de s’inquiéter ? Nous avons besoin de la PAC, qui assure aujourd’hui le revenu de nos agriculteurs. Je ne veux pas que le Brexit conduise à réduire les ambitions du modèle agricole européen. C’est un engagement que j’ai pris vis-à-vis de nos agriculteurs. Je veux une souveraineté alimentaire européenne. Nos agriculteurs ont raison de pas être d’accord avec le projet de réforme qui a été mis sur table, et auquel je suis fermement opposé. Ils peuvent compter sur mon soutien, mais il ne faut pas se tromper : plus nous aurons des partis qui défendent un projet européen fort, plus nous aurons une politique commune ambitieuse. Les nationalistes, qui défendent la renationalisation de l’agriculture, sont contre la PAC. Renationaliser notre politique agricole serait une erreur profonde pour nos agriculteurs. Vous êtes en désaccord avec les Allemands sur de nombreux sujets… La mécanique est-elle grippée ? Je ne pense pas qu’elle soit grippée, je pense qu’elle s’est rééquilibrée. Nous faisons entendre notre voix. Avec le discours de la Sorbonne, nous avons eu de vrais résultats. Sur le budget de la zone euro, la défense, le droit d’auteur, la protection d’intérêts européens face aux grandes puissances, les travailleurs détachés… Les Allemands ont accepté de vrais compromis. Nous devons bâtir l’acte II de ce projet. Et ce nouvel acte doit être marqué par l’ambition et la cohérence. A ce titre, la position française rejetant de construire un nouvel accord commercial avec les Etats-Unis est essentielle. On ne peut pas imposer des règles plus dures à nos industriels tout en négociant un accord avec les États-Unis qui ont décidé de ne plus respecter l’accord de Paris. Ce serait faciliter l’importation de biens industriels produits dans des conditions ne respectant pas ce que nous imposons à nos entreprises. C’est déloyal. Mais ces désaccords entre Français et Allemands ont rarement été aussi forts… Vous avez oublié ce qu’étaient les grands temps du projet franco-allemand. De Gaulle- Adenauer, Mitterrand-Kohl, Schrœder-Chirac : ces trois grands tandems ont eu de vrais désaccords, qui ont permis de vraies avancées. Avec Angela Merkel, nous nous respectons et nous travaillons très bien ensemble, mais je ne crois pas à l’entente feinte et stérile, qu’il faille gommer les différences quand elles existent. Si on ne dit pas les choses, on ne peut pas progresser. Mais on ne peut pas faire progresser l’Europe sur un désaccord franco-allemand. Mais avec qui allez-vous pouvoir faire alliance pour peser ? Je ne sais pas dire demain ce que sera l’état des forces politiques sur le plan européen. Il y aura sans doute des forces d’extrême droite qui seront à un niveau non négligeable mais divisées. Mon ambition, c’est que nous puissions être au cœur d’une nouvelle coalition de progrès et d’avenir. L’Europe peut s’offrir tous les luxes, sauf celui de la paralysie. Soit nous voulons nous diviser et nous devenons le théâtre de jeux d’influence extérieurs, chinois russes, américains, soit on décide de se ressaisir et d’être souverainement nous-mêmes. Il faut être unis car c’est l’union qui fait la force. Quels postes la France doit-elle obtenir au sein des institutions pour espérer peser ? Je ne raisonne pas de cette manière. Je souhaite d’abord que l’on ait des dirigeants aux postes clés qui soient forts et compétents. On a trop souvent fait des compromis pour choisir les dirigeants qui feraient le moins d’ombre autour de la table. Je ferai tout pour avoir le maximum de personnes qui partagent la vision que j’évoque. Cela ne s’arrête pas à des questions de nationalité. Qui est le plus grand ennemi de l’Europe ? Trump, Poutine, ou les Européens eux-mêmes ? Est ennemi de l’Europe celui qui ne croit pas en son avenir. Les nationalistes, qui veulent la diviser, sont ses premiers ennemis. Je suis un patriote français donc européen. Et je vois pour la première fois une connivence entre les nationalistes et des intérêts étrangers, dont l’objectif est le démantèlement de l’Europe. Des lobbyistes comme M. Bannon, proches du pouvoir américain, le disent. Les Russes et quelques autres n’ont jamais été à ce point intrusifs pour financer, aider les partis extrêmes. On ne peut être que troublé. Il ne faut pas être naïf. Mais je ne confonds pas les Etats et certains individus, même si les groupes d’influence américains ou les oligarques russes affichent des proximités avec les gouvernements. Vous avez récemment évoqué l’art d’être Français. Y a-t-il un art d’être Européen ? Il y a un art d’être Européen, complètement. Umberto Eco disait : « La langue de l’Europe est la traduction. » L’art d’être Européen, c’est d’abord l’art de s’entendre dans nos différences. Nous ne sommes pas un continent d’homogénéité. Les langues européennes sont des harmoniques, avec, aussi, des intraduisibles. Ce qui veut dire qu’il y a toujours des malentendus. On l’a souvent dit avec la Chancelière en s’amusant : le mot dette, en Allemand, a une connotation morale négative qu’il n’a pas en Français. Et puis, il y a George Steiner, qui parlait de l’Europe des cafés. C’est un art de vivre, l’Europe. Allez dans n’importe quelle rue de Naples, à Gdansk, à Cracovie ou à Marseille, il y a cette manière d’être unique, cette sociabilité, ce rapport à la place publique, à la discussion, au débat, qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde. Vue des territoires, l’Europe est parfois perçue comme une machine à exiger des réformes et des économies pour parvenir au fameux 3 % de déficit… Ce n’est pas vrai. L’Europe est le cache-sexe de la lâcheté des dirigeants nationaux ou parfois locaux. La réforme de la SNCF n’est pas dictée par l’Union européenne, l’Europe n’exige aucune réduction de service public. L’Europe n’est pas l’ennemie des territoires, au contraire, elle fait partie de nos vies. Vous confirmez l’abandon de la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires ? Je ne veux pas être l’otage d’objectifs comptables sur ce point. Ma priorité, c’est de faire des économies, de réduire la dépense publique et de baisser les impôts des Français. Il y aura des suppressions de postes. Mais ces dernières années, on a réduit la présence des services publics dans les territoires. C’était une erreur. On va remettre des fonctionnaires sur le terrain en réduisant leur nombre à Paris et dans certaines capitales régionales. Cette politique est totalement compatible avec la règle des 3 %. […]

  • Ce que fait l’Europe pour... la justice sociale et fiscale
    le mai 19, 2019 à 10:00

    Les compétences de l’Union européenne en matière de justice sociale et fiscale Pour une meilleure justice sociale : La lutte contre l’exclusion sociale fait partie des attributions de l’UE. Elle s’est d’ailleurs fixé l’objectif de réduire de 20 millions le nombre de personnes confrontées à la pauvreté et à l’exclusion sociale d’ici 2020. Pour y arriver, 3,8 milliards d’euros ont été engagé par le Fonds européen d’aide aux plus démunis pour la période 2014-2020. Une somme qui permet notamment d’apporter une assistance matérielle (vêtements, denrées alimentaires…) aux plus pauvres mais aussi de mettre en place des mesures pour une meilleure intégration sociale de ces populations. La lutte contre la pauvreté des enfants est également au coeur des politiques de l’Union européenne. Pour une meilleure justice fiscale : L’Union européenne n’a aucune compétence en matière de fiscalité. Chaque pays membre décide des impôts qu’il applique à ses contribuables. Mais la lutte contre la fraude fiscale ne peut être que plus efficace si tous les pays de l’Union européenne tendent vers le même objectif. Dans ce cadre, l’UE peut prendre les mesures adéquates pour lutter contre la fraude à la TVA par exemple ou pour éviter que certaines multinationales déplacent leurs bénéfices vers des pays à la fiscalité plus avantageuse. En France, ça donne quoi ? Dans l’Aisne, l’association DEFI SERVICES, soutenue par les fonds européens, aide les personnes à retrouver des formations qualifiantes et les guident vers des secteurs porteurs d’emploi. Grâce à son action, 458 personnes ont retrouvé du travail. Dans les villes de Digne-les-Bains et Manosque, l’Union européenne a soutenu financièrement des actions de formation (dans les domaines de la construction, la rénovation et l’aménagement de l’espace) pour des jeunes de 16 à 25 ans placés sous l’autorité de la justice. Des formations qui visent à favoriser leur réinsertion professionnelle. L’Union européenne a financé l’Institut de Formation Interprofessionnel de l’Allier afin de proposer des activités de formation et de reconversion. 55 000 euros ont été consacrés en 2015 à intégrer sur le marché du travail des jeunes sans emploi et près de 93 000 euros en 2017 pour développer les compétences de 900 apprentis. Ce que propose la liste Renaissance Voir cette publication sur Instagram Avec @renaissance_ue, reprenons le contrôle de notre destin européen. Notre deuxième priorité : bâtir l'Europe de la justice sociale et fiscale. Une publication partagée par En Marche (@enmarchefr) le 9 Mai 2019 à 12 :15 PDT La taxation des géants du numérique, comme on le fait en France aujourd’hui. En moyenne, ces entreprises paient 8,5% d’impôts contre 23% pour les TPE et PME européennes. Mettre un terme à l’évasion fiscale en durcissant fortement les sanctions contre les paradis fiscaux. Harmoniser les impôts sur les sociétés pour mettre fin à la concurrence déloyale en Europe. Mettre en oeuvre un salaire minimum adapté à chaque pays européen, pour limiter la concurrence par les bas salaires et garantir un revenu de vie décent. Instaurer une garantie zéro chômage pour que personne ne renonce à une formation ou à des études pour des raisons financières. Chacun pourra être financé jusqu’à 15 000€ pour se former ou continuer ses études. Aider jusqu’à 20 000€ chaque travailleur dont l’entreprise est touchée par les transformations numériques ou écologiques pour aller vers une reconversion. […]

  • DuoDay : pour dépasser les préjugés et avancer vers l’inclusion
    le mai 16, 2019 à 10:00

    Changer le regard sur le handicap. Voici l’un des objectifs du DuoDay, une journée où un professionnel d’une entreprise, d’une collectivité ou d’une association accueille une personne en situation de handicap pour partager son quotidien. Le concept a été crée en Irlande en 2008. En France, il s’agit déjà de la quatrième édition qui s’est déroulée ce 16 mai 2019, portée par Sophie Cluzel, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées. En route pour le #DuoDay2019 pic.twitter.com/O9IZA9tbrR— Sophie Cluzel (@s_cluzel) 16 mai 2019 En 2018, 4000 duos s’étaient formés. Cette année, ils étaient plus de 12 000 duos, soit au total 24 000 participants. Une expérience qui permet un enrichissement mutuel : Pour la personne en situation de handicap, c’est une occasion de découvrir un nouvel environnement de travail mais aussi de préciser un projet professionnel et pourquoi pas convaincre un futur employeur de ses capacités en terme d’intégration, de performance et d’autonomie. Pour les employeurs, en plus de découvrir les atouts et les qualités professionnelles de travailleurs en situation de handicap, le DuoDay permet de s’ouvrir à la diversité, de communiquer sur les valeurs sociales de l’entreprise mais aussi de renforcer l’exemplarité de la politique sociale engagée. Objectif pour tous : dépasser les préjugés et avancer vers une plus grande inclusion. En plus de nombreuses entreprises, plusieurs membres du Gouvernement ont pris part au DuoDay cette année ainsi que Stanislas Guerini, Délégué général de La République En Marche. Je vous présente Aurélie, pâtissière de ma circonscription avec qui j’ai passé la journée dans le cadre du #DuoDay2019.C’est une formidable initiative pour changer notre regard sur le handicap et avancer vers une société plus inclusive. pic.twitter.com/h8jrDvQseL— Stanislas Guerini (@StanGuerini) 16 mai 2019 C’est le #DuoDay aujourd’hui ! 24 000 personnes en situation de handicap ont passé la journée avec des professionnels volontaires partout en France... le Président également. pic.twitter.com/y3xEErhzaY— Élysée (@Elysee) 16 mai 2019 Heureux de partager ma journée avec Alice, étudiante en alimentation et santé, et déficiente visuelle, qui sera aujourd’hui à mes côtés dans mes rendez-vous et déplacements. Ensemble et tous unis pour combattre les préjugés et clichés sur le handicap ! #DuoDay pic.twitter.com/sdtws5uUrX— François de Rugy (@FdeRugy) 16 mai 2019 Paraplégique depuis l'âge de 19 ans après un accident de moto, Théo est devenu assistant de régulation médicale au SAMU 78 où il s'est engagé au service de ses concitoyens.Un parcours exemplaire et une leçon de vie que nous partageons aujourd'hui avec @NunezLaurent.#DuoDay2019 pic.twitter.com/tbVgKSdLDe— Christophe Castaner (@CCastaner) 16 mai 2019 Pour en savoir plus sur le DuoDay, rendez-vous sur le site de l’opération. […]

  • « Face au rassemblement nationaliste, les progressistes doivent unir leurs forces »
    le mai 12, 2019 à 10:00

    M. Guerini, les partis nationalistes semblent prendre de plus en plus de pouvoir parmi les citoyens européens. Le président Macron a réussi à remporter les élections avec une campagne très européiste, pensez-vous qu'En Marche sera en mesure de maintenir ce large consensus même lors des prochaines élections européennes ? L’Europe a toujours été dans notre ADN. Ce n’est pas au moment des élections européennes que nous allons commencer à avoir l’Europe honteuse ! Mais il faut avoir le courage de la regarder en face et de dire que sur les grands défis de notre siècle, l’Europe n’est pas toujours à la hauteur. C’est pourquoi nous proposons sa refondation. Ce qui se joue le 26 mai, c’est le futur de l’UE. Les citoyens européens vont devoir choisir s’ils souhaitent poursuivre le projet européen ou y mettre un terme. Quelles sont les recettes que vous proposez pour contrer les positions des partis nationalistes ? Face à ceux qui veulent la détruire, nous proposons un projet de renaissance de l’Europe. Nous voulons permettre aux citoyens européens de reprendre leur destin en main en donnant la priorité à l’écologie, en relevant le défi migratoire dans le strict respect de nos valeurs et de nos frontières, en refondant notre pacte social via notamment la lutte contre l’évasion fiscale. C’est en proposant un projet positif pour l’UE que nous pourrons la rebâtir et la sauver du péril nationaliste. Les relations italo-françaises traversent une période très difficile : comment l'alliance entre En Marche et le Parti Démocrate italien peut-elle contribuer à une normalisation des relations ? Les oppositions politiques qui peuvent exister ne remettent aucunement en cause l’amitié historique qui lie nos deux peuples. Avec le Parti Démocrate italien comme avec toutes les formations progressistes européennes, nous aurons à cœur de travailler ensemble pour offrir une nouvelle Europe aux Italiens, aux Français et à tous les citoyens européens : une Europe verte, juste socialement et fiscalement, qui maîtrise ses frontières, respecte ses valeurs et défend leurs intérêts dans la mondialisation. Un accord avec le Parti Démocrate italien signifie-t-il qu’En Marche convergera dans le groupe du Parti Socialiste Européen ? Il ne s’agit pas d’un accord. Nous construirons un groupe nouveau et progressiste au centre du Parlement européen, sans lequel aucune décision ne pourra être prise. Au-delà de notre groupe parlementaire, nous devrons construire des coalitions de projet, et oui, nous avons vocation à travailler avec le groupe socialiste. Quel résultat concret attendez-vous de la réunion de Turin ? Cette réunion montre que, face au rassemblement nationaliste que veulent constituer les destructeurs de l’Europe, les progressistes sont capables d’unir leurs forces pour défendre l’Europe et porter ensemble des combats essentiels pour l’avenir des citoyens européens comme celui de la transition écologique et sociale, du droit des femmes ou de la justice sociale. Quels sont les alliés d'En Marche dans les autres pays européens ? Les partis qui étaient dans le groupe ALDE constituent un socle de départ. Nous souhaitons élargir ce groupe à d’autres formations progressistes européennes. Nous nous sommes déplacés dans tous les pays de l’UE à la rencontre des sociaux-démocrates, des verts, des libéraux, de tous ceux qui aiment l’Europe et qui veulent la transformer, pour parler de notre projet pour l’UE. Qu’il s’agisse des socialistes portugais, des libéraux suédois, des Grünen allemands… nous ne sommes pas d’accord sur tout mais nous saurons travailler ensemble pour faire avancer l’UE sur des sujets majeurs tels que l’écologie, l’Europe sociale ou la défense. À votre avis, l’alliance entre Marine Le Pen et Matteo Salvini est-elle forte ? C’est une alliance d’apparence et de circonstance qui ne repose sur aucun fondement solide. Mme Le Pen et M. Salvini portent des projets totalement contradictoires. Prenons l’exemple des migrations : M. Salvini veut mettre en place un mécanisme de quotas et de répartition des migrants, ce que refuse catégoriquement Mme Le Pen. Mais ils savent mettre de côté leurs contradictions pour parvenir à leur objectif commun : détruire l’UE. C’est pour cela que les progressistes européens doivent s’unir. Quelles sont les trois premières choses que vous voudriez changer dans l’Union européenne actuelle ? Nous ferons de la transition écologique et sociale la priorité de l’UE. Nous investirons 1000 milliards € dans la transition écologique et solidaire en créant une Banque du climat. Nous ferons en sorte que l’UE soit respectée dans la mondialisation. Nous conditionnerons l’accès au marché européen au respect de nos exigences sociales et environnementales et refuserons de signer un accord de libre-échange avec des pays en dehors de l’accord de Paris. Sur l’immigration, notre priorité sera de construire une politique européenne de l’asile via la création d’un Office européen de l’asile. Par Francesca Sforza Lire l'interview dans sa version origina […]

  • Décryptage : la réforme de l’aide sociale à l’enfance
    le mai 12, 2019 à 10:00

    En 2019, 25 000 jeunes accompagnés par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) atteindront l’âge de 18 ans. Parfois placés en famille d’accueil, en foyers ou accompagnés à domicile, certains se retrouvaient alors, du jour au lendemain, sans aucune prise en charge. Une situation catastrophique qu’Adrien Taquet, secrétaire d’État chargé de la Protection de l’enfance et Brigitte Bourguignon, rapporteure du texte, ont pris à bras le corps. La proposition de loi “visant à renforcer l’accompagnement des jeunes majeurs” confiés à l’ASE a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale. Une proposition de loi qui introduit le contrat d’accès à l’autonomie qui permet notamment d’accompagner les jeunes en les aidant à avoir accès à un logement, aux soins et un accompagnement éducatif. Mais celle-çi fait l’objet de plusieurs fausses rumeurs. On la décrypte pour vous. L’accompagnement pour les jeunes de plus de 18 ans La situation avant le projet de loi : les départements n’avaient aucune obligation d’accompagner ces jeunes. La situation après le projet de loi : à la demande du jeune, le département devra mettre en place un contrat d’accès à l’autonomie d’une durée de trois ans. Le jeune s’engagera à en respecter les termes. Le département, lui, s’engagera à fournir au jeune ce dont il a besoin pour aller vers l’autonomie : L’orientation professionnelle, scolaire ou socioprofessionnelle L’accès à un logement L’accès aux droits et à la santé Un accompagnement éducatif (avec un travailleur social spécialisé) Pour bénéficier de ce contrat d’accès à l’autonomie, il devra avoir été accompagné par l’ASE pendant 18 mois sur les 24 précédant sa majorité. Le logement et l’hébergement La situation avant la proposition de loi : rien n’était prévu. Un SDF sur 4 sort l’ASE. La situation après la proposition de loi : le nouveau majeur dispose d’une garantie d’accès à un logement. Scolarité et formation La situation avant la proposition de loi : un accompagnement était proposé aux jeunes majeurs pour leur permettre de terminer l’année scolaire ou universitaire engagée. La situation après la proposition de loi : l’accompagnement du jeune majeur pris en charge par l’ASE est obligatoirement étendu jusqu’à la fin de la scolarité ou du cycle universitaire engagé (même si cela dépasse ses 21 ans). L’accès aux soins La situation avant la proposition de loi : rien n’était prévu dans les textes. La situation après la proposition de loi : le contrat d’accès à l’autonomie permet accompagne le jeune dans ses démarches d’accès aux soins. Le financement La situation avant la proposition de loi : 12 millions d’euros étaient destinés à accompagner les jeunes majeurs sortant du dispositif de l’ASE au titre de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté des jeunes. La situation après la proposition de loi : 60 millions seront versés par l’État aux départements afin de mettre en place ces contrats d’accompagnement. Aujourd’hui, le Contrat Jeune Majeur est facultatif pour les départements.La proposition de loi votée mardi en 1ère lecture obligerait tous les départements à délivrer un « Contrat d’Accès à l’Autonomie » à tout jeune vulnérable confié à l’ASE qui le demande.#JeunesMajeurs pic.twitter.com/T9CVfhLQeD— Secretariat d'Etat pour la Protection de l'Enfance (@Enfance_gouv) 10 mai 2019 […]

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