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Actualitté - Une page de caractère La dimension humoristique - Actualitté - Une page de caractère

  • Prix des lectrices 2019 : le compte à rebours est lancé
    par contact@actualitte.com (trim Camille Cado)) le janvier 19, 2019 à 12:05

    La sixième édition du Prix des Lectrices, organisé par les éditions Milady, a été lancé aujourd'hui. Jusqu’au 28 avril, les lectrices peuvent voter pour leur titre préféré parmi une sélection de 10 romans parus aux éditions Milady en 2018 pour élire celle qui succedera à Cecelia Ahern.  Cecelia Ahern - ActuaLitté, CC BY SA 2.0 Le Prix des Lectrices, lancé en 2014 par les éditions Milady, a pour vocation de mettre à l’honneur le roman favori des lectrices, parmi une sélection de titres de littérature édités au cours de l’année précédant la nomination. La particularité de cette récompense tient au fait que les votes n’émanent pas de jurys professionnels à l’instar de la plupart des prix littéraires, mais de toutes les participantes qui le souhaitent.   Cecelia Ahern, 5e lauréate du prix des lectrices Milady   Voici les 10 ouvrages nominés, avec les noms des traducteurs qui avaient disparus. Chose amusante, un seul ouvrage français figure, celui de Nicolas Jaillet, l'autre garçon de la sélection avec Keith Stuart :    La première fois qu'on m'a embrassée, je suis morte, de Colleen Oakley – traduction : Alix Paupy  Le putain d'énorme livre du bonheur qui va tout déchirer de Anneliese Mackintosh – traduction Aurélie Montaut-Pernaudet Lucky Boy, de Shanthi Sekaran – traduction Emmanuelle Ghez L'année où je t'ai rencontré, de Cecelia Ahern – traduction Fabienne Vidallet Comme toi, de Lisa Jewell – traduction Adèle Rolland-Le Dem La dernière reine, de Philippa Gregory – traduction Alain Sainte-Marie Paris est à nous, de Jojo Moyes – traduction Karine Forestier Ravissantes, de Nicolas Jaillet Les mondes de Sam de Keith Stuart – traduction Claire Allouch La voix d'Alice, d'Alice Peterson – Fanny Adams Le roman lauréat sera dévoilé lors de la soirée de remise du prix, qui aura lieu le 12 juin 2019 dans les locaux des éditions Milady. À retrouver ici. […]

  • Prêt de livre numérique : travailler à satisfaire éditeurs et bibliothécaires
    par (trimnumériques Lettres)) le janvier 19, 2019 à 11:51

    À l’occasion du colloque annuel du PILEn qui se tenait en novembre dernier, Alexandre Lemaire a présenté les avancées techniques de la lecture numérique, sous ses multiples casquettes auprès d’EDRLab, la plateforme de prêt en ligne Lirtuel et la FWB. L’occasion de faire une petite mise à jour sur le format EPUB et la DRM LCP. ActuaLitté, CC BY SA 2.0   Lettres Numériques : Vous présentiez la plateforme EDRLab comme un écosystème d’édition numérique ouvert et innovant. Quelle est sa mission ? Alexandre Lemaire : Je fais partie du conseil d’administration en tant que représentant des bibliothèques. EDRLab développe des outils pour les livres numériques. Cela se passe à la fois au niveau des fichiers numériques eux-mêmes, comme le fait de faire évoluer le standard ouvert EPUB ; de l’accessibilité, par le développement d’une DRM de protection qui soit light et puisse laisser passer les fonctionnalités d’accessibilité que la DRM d’Adobe ne permet pas ; d’un kit de développement Readium pour les développeurs qui veulent faire une application de lecture et intégrer un ensemble de fonctionnalités préfabriquées. Ce Development Kit, c’est la pierre d’angle qui permet de lire les guides numériques, y compris pour les malvoyants et les dyspraxiques.   Pour vous, quel est l’intérêt de travailler avec ces outils open source ? Alexandre Lemaire : À la FWB, on ne travaille pas directement avec les outils proposés. Par contre, on est intéressés par la DRM LCP et on propose l’utilisation du format EPUB. La DRM LCP permet une meilleure accessibilité, contrairement à celle d’Adobe qui n’est pas transparente, même si derrière, l'EPUB l’est. D’autre part, la DRM actuelle est très chère, un coût que nous font porter les éditeurs en augmentant le prix des ouvrages numériques. Surtout, elle ne permet pas les prolongations d’emprunt.   Une DRM ouverte basée sur LCP en passe de devenir un standard Prenons le cas d’une autorisation à prêter 40 fois un titre via l’acquisition d’une licence qui nous donne ainsi 40 « jetons » : si l’usager veut prolonger sa lecture, il est obligé de réutiliser un de ces 40 jetons d’utilisation. On épuise ainsi rapidement les titres. LCP permet de prolonger sur un même jeton. C’est un win-win pour les éditeurs et les bibliothécaires, car les éditeurs ne devront plus supporter des coûts importants.   Pourrait-on envisager un avenir sans DRM ?   Alexandre Lemaire : Pour la vente oui, il y a un système de watermarking. Le nom de l’acheteur est inscrit dans le livre, ce qui permet de tracer son utilisation. C’est plus dissuasif qu’autre chose, un blocage social plutôt que technique ! Mais pour le prêt, cela ne peut pas fonctionner. La DRM gère aussi la chronodégradabilité, qui fait qu’au bout de 30 jours le fichier n’est plus lisible sur l’application de lecture de l’emprunteur. On a besoin d’une DRM pour cela ; sauf si c’est du streaming ! Mais nous préférons le téléchargement. C’est plus simple pour lire dans le tram ou dans le train, ou bien en vacances sans devoir passer par un réseau. Quand on est trop connecté, on ne peut pas se mettre en immersion ou lire sans recevoir ses mails ou ses notifications WhatsApp ! L’inconvénient dans ce cas, c’est que l’on est obligé d’avoir une DRM. Il faut créer un compte Adobe. Certains usagers ne sont pas très technophiles et rencontrent des difficultés… Heureusement, ce n’est qu’au départ. La DRM LCP devrait poser moins de problèmes techniques aux usagers que celle d’Adobe.     Lors de notre dernière rencontre, vous évoquiez une phase test pour la DRM LCP. Où en est-elle maintenant ? Alexandre Lemaire : Lirtuel s’est proposé comme pilote sur LCP avec la Bibliothèque de la Ville de Paris. Entre temps, j’ai participé pour la FWB aux réunions techniques pour l’intégration de LCP dans la version 3 de Dilicom. Apparemment, ce n’est pas encore tout à fait au point. Par ailleurs, les applications de lecture attendent Readium 2, qui intègre automatiquement la gestion des LCP. Avec Readium 2, cette gestion sera très facile pour ceux qui veulent créer une application de lecture. Une application déjà compatible est Lisa [voir notre article sur le sujet ici]. Elle n’existe actuellement que pour Apple et les systèmes IOS, pas encore pour Android. Lisa a donné lieu à une application dédiée aux bibliothèques, qui s’appelle Baobab — même si c’est la même application derrière. Nous souhaitons que ce soit aussi accessible à nos utilisateurs Android avant de se lancer. Nous avons demandé à notre prestataire actuel pour Lirtuel de préparer l’intégration de la version 3 de Dilicom et nous attendons en parallèle d’autres applications de lecture, comme Aldiko, qui devrait être dans les premières à offrir des fonctionnalités spéciales pour bibliothèques avec l’intégration des LCP. Du point de vue des bibliothèques, nous pouvons nous contenter d’une version qui fonctionne bien et que nous pouvons conseiller à nos lecteurs. Rien ne les empêche de télécharger Aldiko pour les livres qu’ils empruntent et de multiplier les usages. On peut commencer sans, mais les liseuses doivent changer leur firmware, et donc tout le logiciel derrière qui utilise encore des fonctionnements spécifiques et propriétaires. C’est le cas de Kobo, qui devra faire des développements plus importants. Nous allons sans doute continuer à proposer Adobe en parallèle encore quelques années.   On a vu que le fait de cibler des publics plus éloignés, comme celui des dyspraxiques, permettait de développer des outils plus accessibles. Pourrait-ce ouvrir la voie à d’autres usages ? Alexandre Lemaire : Nous voudrions orienter l’offre vers les jeunes afin de mieux les toucher. Il faudrait améliorer les métadonnées associées aux titres des livres, celles des éditeurs étant souvent incomplètes ou n’utilisant pas les mêmes standards que les bibliothèques. Nous travaillons sur l’intégration des métadonnées Electre que nous recevons de Dilicom, notamment sur les catégories d’âge. Nous renouvelons un marché de développement avec le prestataire pour construire un produit avec des fonctionnalités qu’on aimerait développer : les contributions de lecteurs, d’une part, via la plateforme Babelio. D’autre part, nous aimerions intégrer un outil qui permette aux bibliothécaires de donner un avis sur les livres. Les deux intéressent nos usagers. Parfois, ils préfèrent un avis professionnel. Celui des libraires pourrait nous intéresser aussi ! Pour l’avenir, nous attendons donc dès début 2019 l’intégration des métadonnées Electre, plus complètes que celles dont on dispose actuellement, et l’intégration de la version 3 de Dilicom qui va permettre la gestion des LCP ainsi que d’autres fonctionnalités.   Propos recueillis par Emma Kraak.   En partenariat avec Lettres Numériques Un atelier sera consacré à ces questions à l’occasion des assises de l’édition du salon du livre de Genève, le 2 mai. Intitulé « Bibliothèques, la transhumance numérique » s’articulera autour du prêt numérique et ses applications dans les divers secteurs, notamment l’audiolivre. Elle sera animée par Laurent Voisard, directeur de Bibliomedia. […]

  • Europe : le texte Directive droit d'auteur rejeté par 11 Etats
    par ng@actualitte.com (trimNicolas Gary)) le janvier 19, 2019 à 11:41

    Coup de tonnerre : le dernier sommet prévu autour de la directive droit d’auteur vient d’être annulé. Certains États membres s’opposent à ce que des règles trop restrictives ne soient imposées aux créateurs en ligne. Le fameux trilogue, qui doit réunir Conseil, Commission, et Parlement, a donc été reporté à l’initiative de la présidence de l’Union, assurée par la Roumanie.  ActuaLitté CC BY SA 2.0   Ce 18 janvier, le trilogue devait donc se reprendre, mais la réunion a été repoussée au 21. Au cœur des polémiques, les articles 11 et 13, particulièrement critiqués.    Deux articles qui dérangent Le premier porte sur l’instauration d’un droit voisin pour les éditeurs de presse — de quoi disposer d’un levier pour mieux contrôler l’usage fait de leurs publications. Numérama le résume simplement : « Il obligerait par exemple les internautes souhaitant ajouter en guise de source un lien vers un article de presse dans Wikipedia à d’abord demander au média de le citer. » Le 13, pour sa part, a trait aux plateformes hébergeant des contenus, pas toujours légalement. Les entreprises comme YouTube deviendraient en effet responsables de la présence de contenus sous droits, et donc coupables de contrefaçon.  On se souvient qu’une virulente campagne de communication — commanditée, pilotée ou non — avait fait rage pour sensibiliser les internautes à ces mesures. Le fait est que les créateurs, sur la toile, se seraient retrouvés bien emmaillotés et ficelés, avec l’application de ces articles.    Directive droit d'auteur : contrats, oeuvres indisponibles et exceptions Vincent Montagne, président du SNE, le soulignait récemment : « Le 12 septembre dernier, les députés européens ont en effet voté en faveur de la réforme du droit d’auteur. Et ce malgré une campagne de désinformation massive des GAFA. » L'adoption permettait quelques nouvelles perspectives, désormais profondément remises en cause.   Une large fronde qui se dégage Manifestement, 11 pays se sont opposés au texte, tel que présenté : la version de la directive doit faire l’objet d’une nouvelle approbation. Les États ont jusqu’à la fin du mois de février pour trouver un compromis — ce qui n’a rien d’une certitude. De nouveaux délais introduits, alors que le vote pour le texte final devait se faire en plénière, à Bruxelles, au mois de mars.    BREAKING: Council has failed to find an agreement on its #copyright position today. This doesn’t mean that #Article11 and #Article13 are dead, but their adoption has just become a lot less likely. Let’s keep up the pressure now! https://t.co/DEYBhuRyGz #SaveYourInternet — Julia Reda (@Senficon) 18 janvier 2019 La députée Parti Pirate, Julia Reda, précise que l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, la Finlande et la Slovénie, qui s’opposaient déjà à une version précédente de la directive, ainsi que l’Italie, la Pologne et la Suède, la Croatie, le Luxembourg et le Portugal sont les États frondeurs, qui ont voté contre le texte proposé par la présidence roumaine. Des pays dont les gouvernements, à l’exception du Portugal et de la Croatie, avaient largement manifesté leurs réticences à l’égard des articles incriminés.    Sampler n'est pas jouer : les usages transformatifs dans la tourmente Selon elle, la tournure que prennent les choses « rend moins probable l’adoption de la directive sur le droit d’auteur avant les élections européennes de mai ». L’opposition grondant de tous côtés, la tâche de la présidence roumaine sera des plus ardue.  &nbs […]

  • Star des ventes en 2018, la bande dessinée a représenté 510 millions €
    par ng@actualitte.com (trimNicolas Gary)) le janvier 19, 2019 à 10:48

    L’imminente approche du festival de la BD à Angoulême porte l’attention de chacun sur le 9e art et son monde de bulles. L’occasion de sortir les bilans de 2018 sur les ventes réalisées, et le dynamisme affiché du secteur. Résultats qui ne doivent pas faire oublier certaines réalités dans le quotidien des scénaristes et dessinateurs. ActuaLitté, CC BY SA 2.0 L’Observatoire de la librairie avait déjà donné le ton : avec 6,3 % de croissance pour la bande dessinée, 8 % pour la BD jeunesse et 11,1 % pour le manga, le 9e art se porte bien chez les indépendants. Les 20 meilleures ventes sont d’ailleurs assez significatives d’une diversité autant que d’un classicisme dans les goûts des lecteurs. Dans les 10 meilleures ventes de BD, on retrouvait la star Riad Sattouf, Marion Montaigne ainsi que le fantastique album d’Emil Ferris, traduit par Jean-Chales Khalifa, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres. Le classement des 20 meilleures ventes en librairie, catégorie BD, est à retrouver en fin d’article. (NB : L’observatoire dispose des remontées de vente de 200 établissements de toutes tailles)   Bande dessinée et librairie indépendante : une histoire d'amour en 2018 L’institut GfK profite également de l’occasion fournie par le FIBD d’Angoulême pour brosser un tableau plus distinct du secteur. Selon les données, 44 millions d’exemplaires ont été vendus en 2018, soit 2,5 % de plus qu’en 2017, pour un chiffre d’affaires de 510 millions €. Et ce, en l’absence du catalyseur de ventes, Astérix. Ce serait par ailleurs le plus haut niveau de vente depuis 15 ans. (données collectées depuis 5000 points de vente)   L'effet Fauve, une garantie Angoulême, ce sera la remise du Fauve d’Or — et à l’image de prestigieux prix littéraire d’automne, ce dernier exerce un effet « indéniable » sur les ventes, assure Sandrine Vigroux, directrice de l’expertise GfK. « Nous observons des impacts sur les ventes allant de +60 % pour un auteur déjà établi comme Riad Sattouf en 2015, avec L’Arabe du futur, jusqu’à multiplié par 3 pour La Saga de Grimr et même par 16 pour le lauréat 2017 Paysage après la bataille. » À l’image de ce que les librairies recensées par L’Observatoire font ressortir, le manga a fortement contribué au développement du marché, avec 11 % de croissance en 2018. « Les Français sont de plus en plus fans du genre, quel que soit le type de manga. Le renouvellement des séries se poursuit en 2018 et certaines se sont déjà bien installées. Le segment représente plus de 1 vente de BD sur 3 en France en 2018 ! De plus, nous observons des progressions importantes côté Seinen, Shojo, ainsi que le Shonen à plus de 15 % cette année », relève Paul-Antoine Jeanton, expert livre. Côté BD de genres (31 % du marché), la Fiction contemporaine et la non-fiction sont très dynamiques. La BD Jeunesse est, elle, en retrait de -5 %, mais en positif de +15 % hors impact des titres patrimoniaux. Enfin, le Comics affiche un marché également positif en 2018, avec un segment Super-Héros à +8 %.   Chose intéressante : l’été profite aux bulles. Les ventes sont plus importantes durant la période, avec 13 % de mieux, portée par la BD jeunesse (+22 %), les Mangas (+13 %) et les Comics (+44 %). Le mois de décembre est, en revanche, toujours le pic de vente du marché, et affiche un bilan en hausse de +5 % en 2018.   FIBD : Et pourquoi pas le Grand Prix d'Angoulême pour Rumiko Takahashi ? Côté Top, les amateurs de BD ont plébiscité Lucky Luke – Un cow-boy à Paris (Lucky Comics) à plus de 315 000 ex. et Blake et Mortimer, 12e : La vallée des immortels (Blake et Mortimer) à plus de 280 000 ex. Ensuite, se positionnent des séries plus récentes, comme L’Arabe du futur, volume 4, de Riad Sattouf (>215 000 ex. – Allary éditions), Les vieux fourneaux, volume 5, de Cauuet et Lupano (>150 000 ex. - Dargaud). Leurs premiers tomes sont aussi présents dans le top, signe d’un lectorat encore en train de se constituer. Toutes ces données ne doivent toutefois pas masquer la réalité sociale des auteurs : les réformes fiscales déclarées par le gouvernement vont en effet avoir des conséquences lourdes pour ces derniers. Et pas seulement dans le domaine de la bande dessinée cela dit. Joann Sfar l'expliquait d'ailleurs assez clairement : « On ne pourra bientôt plus vivre en publiant des livres. » Les 20 meilleures ventes recensées par L'Observatoire Meilleures ventes, classement GfK  &nbs […]

  • Trésors de Chine : 7000 documents et 4 siècles d'échanges avec la France
    par cecilem@actualitte.com (trimCécile Mazin)) le janvier 19, 2019 à 9:52

    Dernière-née de la collection numérique « Patrimoines partagés » lancée par la BnF en 2017, la bibliothèque numérique France-Chine invite à découvrir cinq siècles de relations franco-chinoises, entre curiosité et fascination réciproques. Ce projet est le quatrième de l’établissement après les collaborations avec le Brésil, l’Orient et la Pologne.   Manuscrits, estampes, photographies, cartes, enregistrements sonores, objets... Plus de 7000 documents exceptionnels conservés à la BnF et dans des bibliothèques partenaires des deux pays sont désormais accessibles à tous, enrichis de contenus rédigés par des spécialistes de renommée internationale. Ce nouveau site, qui illustre les interactions culturelles, religieuses et scientifiques entre la France et la Chine du XVIe siècle à 1945, ouvre au grand public une partie de la collection sinologique de la Bibliothèque nationale de France, l’une des plus riches du monde.   5 siècles d’histoire et d’échanges franco-chinois  Le site réunit plus de 7000 documents imprimés, manuscrits, cartes et plans, photographies, objets, enregistrements sonores, etc. aussi bien chinois que français se référant à la Chine. Il est organisé en 6 rubriques : – Routes et voyageurs, dans laquelle on peut redécouvrir par exemple le magnifique Livre des merveilles de Marco Polo. Une importante sélection de cartes marines issues du fonds du service hydrographique de la Marine, des cartes chinoises anciennes ou les cartes de la Chine de la collection d’Anville y figurent également. – Pouvoirs et diplomatie retrace les liens diplomatiques entre les deux pays, des origines à 1945. On y retrouve Les Quarante vues du jardin de la Clarté parfaite, chef-d’œuvre de l’art chinois daté du XVIIIe siècle. Ce document fait partie des joyaux du site France-Chine. – Connaissances est dédiée au bouddhisme, au confucianisme et au taoïsme puis au développement, au début du XVIIIe siècle, de cette sinologie française, préfiguratrice des autres sinologies occidentales. Y figurent également les mathématiques, les sciences astrales, la médecine, la botanique, la zoologie ou encore la presse, réunissant des recueils remarquables tant sur le plan scientifique qu’esthétique. – Scènes de vie est consacrée à la vie quotidienne en Chine, aussi bien aux métiers ou aux loisirs qu’aux costumes et l’ameublement chinois. – Techniques et artisanat enrichit cet ensemble iconographique exceptionnel et témoigne d’une « sinophilie du goût », qui se traduit dans toute l’Europe au XVIIIe, par des chinoiseries de toutes sortes, dans le mobilier, la vaisselle, les étoffes, l’architecture des jardins... – Arts et lettres est consacrée à ce goût de la Chine, qui se décline également dans la musique, la littérature et le théâtre, avec des œuvres de Judith Gauthier, Victor Segalen ou encore Jules Verne.  La collection sinologique de la BnF, socle de France-Chine  Papier peint à motif. Manufacture Zuber et cie. 1802. BnF, dpt. Estampes et photographie   La Bibliothèque nationale de France possède un des fonds sinologiques les plus riches du monde. La première acquisition de livres chinois par la Bibliothèque du Roi date de 1668, mais la « collection chinoise » est véritablement lancée en 1697, lorsque le père jésuite Joachim Bouvet rapporte à Louis XIV 312 volumes de Chine. Le père Jean de Fontaney les enrichit par la suite de deux collections de 72 volumes offerts par l’empereur Kangxi. Les pères jésuites ont contribué, tout au long du XVIIIe siècle à étoffer ce fonds naissant. La fin du XIXe siècle marque le début d’une nouvelle ère de la sinologie française, qui devient plus systématique et organisée. En 1902, Maurice Courant publie le catalogue thématique de l’ancien fonds chinois de la Bibliothèque nationale de France. En 1906, Paul Pelliot est à la tête d’une mission envoyée dans la région du Turkestan chinois. Il en rapporte les manuscrits de Dunhuang, qui constituent aujourd’hui l’essentiel du fonds Pelliot, soit plus de 8 000 documents et 80 000 images numérisées, accessibles dans Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF.    Projet de long terme partagé entre partenaires chinois et français  Le site France-Chine est un projet collaboratif entre la BnF et la Bibliothèque nationale de Chine (BnC) qui souhaitent, sur la durée, mettre en œuvre un programme de coopération numérique avec comme ambition commune de rendre compte des interactions culturelles, religieuses et scientifiques entre la France et la Chine, du XVIe au XXe siècle.    Enlumineur de France : la magie des manuscrits entre tradition et modernité D’autres ensembles documentaires et iconographiques complémentaires venant de la Bibliothèque Diplomatique Numérique et de la Bibliothèque municipale de Lyon, riche en ouvrages chinois ou en rapport avec la Chine, enrichissent le site. Prochainement, la Bibliothèque de Shanghai, en particulier sa bibliothèque des jésuites qui possède un fonds patrimonial remarquable relatif à la concession française, s’associera au projet.  On peut accéder à la bibliothèque numérique ici.     Bibliothèque numérique France Chine by ActuaLitté on Scribd […]