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Actualitté - Une page de caractère La dimension humoristique - Actualitté - Une page de caractère

  • Pour les artistes auteurs, l'Agessafe sex devient CSG porn
    par ng@actualitte.com (trimNicolas Gary)) le juillet 22, 2019 à 4:33

    Le message n’est resté affiché qu’une dizaine de minutes, mais les auteurs n’en rient que plus fort. L’Agessa, dans un effort de communication auprès des ex-assujettis, a cru bon de passer par un réseau social pour diffuser largement un message. Ce dernier restera, avec jeu de mots, dans les annales… Marco / Zak, CC BY ND 2.0   « Vous pouvez bénéficier de la mesure de soutien au pouvoir d’achat des artistes auteurs. Pour cela vous devez déposer vos certifications de précompte 2017 et 2018 sur le site dédié www.xxxxxxx.com et y renseigner vos coordonnées bancaires. » Denis Bajram a été assez vigilant pour capturer cet instant de grâce :   Avec une pareille URL de site web, tout utilisateur un tant soit peu alerte se méfierait. Quelle ne fut en effet pas, alors, la surprise des internautes artistes auteurs non avertis, en découvrant que ledit site internet était gentiment cybersquatté par une page de publicités pour le moins explicite, capture d'écran à l'appui :     La blague tourne au vinaigre, d’autant plus que les artistes auteurs, anciennement assujettis (qui percevaient moins de 8000 € par an), attendent depuis quelque temps désormais de pouvoir obtenir la compensation qu’on leur avait finalement promise.  En juin dernier, la SGDL avait en effet expliqué que « pour bénéficier de cette aide, vous devrez vous créer un compte personnel sur une page dédiée qui sera créée à cet effet sur le site internet de l’Agessa à partir de la mi-juillet 2019 et restera ouverte jusqu’au 1er juillet 2020 ».    Si, à la date du 31 décembre 2018, vous étiez affilié à l’Agessa, le montant de l'aide qui vous est due correspond à 0,95% de l’assiette des revenus artistiques que vous avez perçus en 2018 et déclarés en 2019. Elle sera dans ce cas automatiquement versée par l'Agessa sur votre compte bancaire. Si vous n'étiez pas affilié à l’Agessa au 31 décembre 2018, le montant de l'aide sera équivalent à 0,95% de l’assiette des revenus artistiques ayant servi de base au calcul des cotisations précomptées et versées à l'Agessa en 2017 et 2018 par vos diffuseurs.  Pour obtenir la compensation de la CSG, les artistes auteurs ex-assujetis doivent fournir leurs certificats de précompte. Un document obligatoire pour que la compensation soit versée, mais que les diffuseurs ont du mal à fournir — il atteste en effet que ces derniers se sont bien acquittés de leur part dans les cotisations. La question demeure : pourquoi l'AGESSA, qui a assuré le recouvrement des cotisations sociales, ne peut-elle elle fournir lesdits certificats de précompte ? Le site doit permettre aux auteurs de renseigner les champs requis, mais ne fournit pas ce document... Or, seule l'Agessa peut assurer que les diffuseurs ont reversé les cotisations. Selon les services de l’Agessa, il ne s’agissait que d’un brouillon, hâtivement mis en ligne. Mais il serait peut-être temps, grand temps, que l’organisme acte de ses défaillances et que des mesures soient prises pour les rectifier, en présence des organisations professionnelles d'auteurs et d'autrices. […]

  • Un libraire chrétien confondu avec un vendeur de CBD : t'en fais une tête !
    par ng@actualitte.com (trimNicolas Gary)) le juillet 22, 2019 à 4:23

    La Bible est peut-être menacée par les tensions entre États-Unis et Chine, les éditeurs chrétiens tentent de garder la tête haute. Surtout quand ils sont confondus avec des revendeurs de Cannabidiol. Si, si, le CBD, l’autre substance active du cannabis, qui sert dans un cadre médical.    Depuis 40 ans, c’est un certain réconfort qu’offrait le libraire chrétien Christian Book Distributors : spécialisé dans les ouvrages religieux, et plus spécifiquement les bibles, il était connu sous l’acronyme CBD. Et quand les frères Ray et Stephen Hendrickson ont commencé leur travail, ils vendaient leurs baumes spirituels sous la forme de papier, certes, mais pas à rouler. Or, la popularité grandissante du Cannabidiol, connu sous le nom CBD, dérivé chimique du cannabis, commence à nuire au commerce. Et ce n’est pas parce que l’on parle d’un buisson ardent, qui fait peser sur Moïse des soupçons d’abus de psychotropes, que tout se justifie. Le problème qu’a rencontré le revendeur CBD, c’est à Google qu’il le doit : les internautes ayant multiplié les recherches avec les trois lettres, ils ont débouché sur le site du libraire, et pas sur un vendeur de Cannabidiol. Rappelons que ce dernier est utilisé pour traiter des malaises allant de l’anxiété à l’épilepsie, sous la forme de sucettes, huiles essentielles ou chocolats, et même suppositoires.  Une vague de popularité qui a provoqué des appels de clients pas vraiment intéressés par les Saintes Écritures. Certains d’ailleurs pour se plaindre qu’ils n’avaient pas reçu leur commande de bonbons à base de CBD. « Avec la montée rapide du CBD et du cannabis en tant qu’industries légitimes, il y aura forcément une confusion sur le marché », explique Kraig Fox, directeur général de High Times, publication spécialisée. Et Stephen Hendrickson lui-même de témoigner : « Je conduisais ma mère récemment. Elle a vu un panneau disant : “Le CBD est vendu ici.” J’ai dû lui expliquer : “Non, maman. Ce n’est pas nous.”. »  via New York Times […]

  • Emmanuel Carrère finaliste du Neustadt International Prize for Literature 2020
    par contact@actualitte.com (trimHeulard Mégane)) le juillet 22, 2019 à 3:57

    Le World Literature Today vient d’annoncer la liste des neuf finalistes pour le Neustadt International Prize for Literature de 2020. Emmanuel Carrère, écrivain, scénariste et réalisateur français a été sélectionné pour son récit de non-fiction, L’Adversaire publié en 2000 aux éditions P.O.L. Le gagnant sera annoncé le 16 octobre au Neustadt Lit Fest 2019. Le Neustadt International Prize for Literature est un prix littéraire américain, créé en 1969, destiné à consacrer des romanciers, poètes ou dramaturges. Le prix est biennal, parrainé par l’université d’Oklahoma et la revue littéraire World Literature Today. Le prix est « décerné en reconnaissance de réalisations exceptionnelles en poésie, en fiction ou en théâtre et qu’il doit être attribué uniquement sur la base de sa valeur littéraire ». Le prix est doté 50 000 $, un certificat et un trophée (une plume d’aigle en argent).  Le dernier français à avoir remporté le Neustadt International Prize for Literature était Francis Ponge en 1974. Les finalistes pour le prix de 2020:  - Emmanuel Carrère (France), auteur de L’adversaire, éditions P.O.L., 2000. - Jorie Graham (États-Unis), auteur de Fast, Ecco Press, 2017. - Jessica Hagedorn (Philippines/États-Unis), auteur de Les mangeurs de chien (trad. Anna Gibson), Flammarion, 1992. - Eduardo Halfón (Guatemala), auteur de Deuil (trad. David Fauquemberg), La Table Ronde, 2018. - Ismail Kadare (Albanie), auteur de Avril brisé (trad. Jusuf Vrioni), Le livre de poche, 1983. - Sahar Khalifeh (Palestine), auteur de L'impasse de Bab Essaha (trad. Youssef Seddik et Mohamed Maouhoub), Flammarion, 1997. - Abdellatif Laâbi (Maroc), auteur de Au-delà du fil de fer barbelé.  - Lee Maracle (Canada), auteur de Le chant de Corbeau (trad. Joanie Demers), Mémoire d'encrier, 2014. - Hoa Nguyen (Vietnam/États-Unis), auteur de Red Juice, Wave Books, 2014.   10 romans en lice pour le Prix littéraire Le Monde Robert Con Davis-Undiano, le directeur exécutif de World Literature Today, a déclaré dans communiqué : « C’est excitant d’avoir un groupe d’écrivains aussi estimés en lice pour le prix Neustadt. La littérature est une voix puissante qui nous enseigne le monde qui nous entoure. Cette liste de finalistes véritablement internationale démontre une fois de plus qu’une excellente littérature ne connaît pas de frontières. » Voici un résumé de L'adversaire d'Emmanuel Carrère :    Le 9 janvier 1993, Jean-Claude Romand a tué sa femme, ses enfants, ses parents, puis tenté, mais en vain, de se tuer lui-même. L'enquête a révélé qu'il n'était pas médecin comme il le prétendait et, chose plus difficile encore à croire, qu'il n'était rien d'autre. Il mentait depuis dix-huit ans, et ce mensonge ne recouvrait rien. Près d'être découvert, il a préféré supprimer ceux dont il ne pouvait supporter le regard. Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Je suis entré en relation avec lui, j'ai assisté à son procès. J'ai essayé de raconter précisément, jour après jour, cette vie de solitude, d'imposture et d'absence. D'imaginer ce qui tournait dans sa tête au long des heures vides, sans projet ni témoin, qu'il était supposé passer à son travail et passait en réalité sur des parkings d'autoroute ou dans les forêts du Jura. De comprendre, enfin, ce qui dans une expérience humaine aussi extrême m'a touché de si près et touche, je crois, chacun d'entre nous. Via Literary Hub.&nbs […]

  • Lolita, du fait divers au journal intime, l'éternelle adolescente de Nabokov
    par vds@actualitte.com (trimVictor De Sepausy)) le juillet 22, 2019 à 3:18

    Sulfureuse rentrée littéraire ? Deux ouvrages autour de la petite Lolita vont se partager l’affiche entre août et octobre, un roman et un essai. Le premier donne la parole à cette jeune adolescente, sous la plume de Christophe Tison. Le second, entre récit et analyse littéraire, retrace l’affaire Sally Horner, kidnappée en 1948, et qui aura inspiré Nabokov. statue de Nabokov à Montreux - Ygrek, CC BY SA 4.0 Lolita, peu bavarde dans le roman de Nabokov, méritait bien de pouvoir s’exprimer, autrement que par le beau-père kidnappeur, Humbert Humbert. Touché par le mutisme de l’héroïne, l’écrivain Christophe Tison y a retrouvé son propre silence. « Celui que j’ai vécu enfant et que j’ai décrit dans Il m’aimait (Grasset). » Et d’expliquer : « Il fallait que je lui donne une voix, qu’elle parle, qu’on entende enfin Lolita. Et quoi de mieux qu’un journal intime où elle se serait confiée pleinement, sans pudeur. Où elle aurait dit la vérité. »  Loin de la présentation que Nabokov avait faite, assurant que son roman réunissait les confessions d’Humbert Humbert, c’est donc l’adolescente qui prend la parole. « Pour qu’elle parle enfin. Pour qu’elle vive sa vie de jeune fille. Et lui redonner voix humaine, briser ce long silence. » Contrepied de Nabokov, l’ouvrage aurait été refusé par deux maisons avant de trouver sa place chez la Goutte d’or. « Le risque de l’exercice était évident. Au lendemain de #MeToo, donner la parole à l’adolescente la plus célèbre de la littérature est un projet à la fois lumineux et venimeux », assure la maison.    Nabokov, jaloux de sa Lolita L’ouvrage bénéficiera d’ailleurs d’une production spécifique : un tirage à 15.000 exemplaires, livre cousu avec rabats, titre en marquage bronze, incipit imprimé en gaufrage sur la couverture. Manifestement, l’adaptation audiovisuelle intéresserait des producteurs américains et Point Seuil a déjà acheté les droits poche. Un mini-documentaire et un teaser accompagneront la sortie. Un extrait est proposé en fin d’article.   Dans son essai, Sarah Weinman a plutôt opté pour le décryptage de l’œuvre de Nabokov, utilisant la photo de Florence Sally Hroner en couverture, cette adolescente de 15 ans que Frank La Salle avait kidnappée. La journaliste américaine prend le parti d’interroger : Dolores Haze, alias Lolita, « est-elle une victime » ? Nabokov, en effet, avait du mal à trouver une structure au roman qu’il avait en tête depuis des années, et, quand il est tombé sur une série d’articles relatifs à l’affaire Sally Horner, cette petite fille enlevée par un quinquagénaire en 1947 dans le New Jersey, il se l’est approprié. L’autrice s’est alors livrée à des recherches minutieuses pour relever les indices qui lient Lolita et Sally, reconstituant pas à pas le processus de création du texte.    Hitchcock et Nabokov, pour un film Lolita Faisant référence aux articles de presse, que Nabokov n’a pas pu ignorer, même s’il ne les a pas conservés dans ses archives, le livre entend poser l’une des questions capitales. Pourquoi cacher au monde cette source d’inspiration capitale ? Qu’y a-t-il de si dangereux dans le dévoilement de la vérité ?  [à paraître 22/08] Christophe Tison – Journal de L. (Extraits 1947-1952) – Goutte d’or – 9791096906161 – 19,50  [à paraître fin sept.] Sarah Weinman, trad. Isabelle Chapman – Lolita la véritable histoire – Seuil – 9782021419122 – 22 €     Dossier - Rentrée littéraire 2019 : une cuvée de 524 romans à découvrir […]

  • One Piece aura sa série dérivée, nommée One Piece Academy
    par ao@actualitte.com (trimAntoine Oury)) le juillet 22, 2019 à 2:56

    22 ans déjà : en 1997, l'éditeur Shūeisha publiait dans Weekly Shōnen Jump les premiers épisodes de la série de manga One Piece, qui allaient marquer toute une génération de lecteurs. Et l'aventure continue aujourd'hui, après 93 volumes. Une série dérivée a été annoncée et confirmée, nommée One Piece Academy. Détail de la publicité pour One Piece Academy     À l'instar de celle des comics, l'industrie du manga aime célébrer des anniversaires et ne jamais vraiment mettre un terme aux aventures de ses héros. L'intrépide Monkey D. Luffy se lance donc dans une nouvelle aventure avec One Piece Academy, dans laquelle il se rendra à... l'école. S'il porte toujours son célèbre chapeau et ses non moins fameuses sandales de paille, il porte sur le dos un uniforme scolaire. C'est en tout cas ainsi que le présente une publicité parue dans Weekly Shōnen Jump, plutôt avare en détail, toutefois. Détail amusant, ce spin off « existe déjà » par l'intermédiaire de nombreuses fan fictions qui mélangent les univers de One Piece et de My Hero Academia : toutefois, pour One Piece Academy, le vrai, il n'est pas question d'une telle réunion de licences.   New spin-off One Piece Academy coming! from r/OnePiece Les amateurs de One Piece, outre la série originale, ont déjà de quoi faire : outre l'anime, qui poursuit sa vie, un film One Piece Stampede est attendu pour le 9 août au Japon. Et un autre spin-off, paru ce 22 juillet, est revenu sur la rencontre entre Zoro et Mihawk, montrée pour la première fois dans les tomes 51 et 52 : le tout a été dessiné par Boichi, créateur de Dr. Stone.   Shonen Jump propose une offre d'abonnement très intéressante En France, One Piece est publié par Glénat. […]