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Actualitté - Une page de caractère La dimension humoristique - Actualitté - Une page de caractère

  • Compétences, indépendance, choix : les piliers de la librairie française
    par cb@actualitte.com (trimChristine Barros)) le janvier 27, 2020 à 5:15

    Xavier Moni, président du Syndicat de la Librairie française, accueillait aujourd’hui l’interprofession pour les traditionnels bons vœux. Pour défendre les forces de la librairie, les efforts fournis par chacun pour réinventer un modèle, l’exercice lui a permis aussi d’alerter sur une profession toujours plus fragilisée, et d’appeler l'ensemble des acteurs de la chaîne du livre et les institutions à un nécessaire travail de réflexion. Son discours est ici reproduit dans son intégralité. Xavier Moni - ActuaLitté, CC BY SA 2.0   Notre profession n'a jamais été autant soudée autour de son syndicat, qui peut se féliciter d'avoir en 2019 plus de 650 librairies adhérentes, ce qui n'était jamais arrivé ; le nombre d'adhérents a augmenté de 15 %, un motif de satisfaction pour l'équipe, du travail de laquelle je reparlerai plus loin.    Des résultats réjouissants Pour la librairie, 2019 est globalement un bon cru sur le plan commercial en dépit des conflits sociaux qui ont malheureusement affecté certains magasins, notamment en centre-ville et précisément à Paris. On peut se féliciter d’une croissance significative et supérieure à la croissance de l'économie française, puisque d'après les chiffres de l'observatoire de la librairie la croissance du chiffre d'affaires au comptant des librairies atteint les 2,4 %, sur les 250 librairies qui représentent l'observatoire. Et chose notable par rapport d'autres années, c'est une progression massive, qui a bénéficié à 4 librairies sur 5 et à l'ensemble des rayons qui structurent nos librairies, i.e. la littérature, la jeunesse, la BD, les sciences humaines. La fiction que l'on considère en difficulté depuis des années se porte finalement plutôt bien et c'est une bonne nouvelle. C'est évidemment un résultat réjouissant pour notre profession, et je ne peux m'empêcher de me dire que c'est lié au travail que l'on fournit dans nos magasins : beaucoup d'efforts sont faits pour conquérir et fidéliser de nouveaux clients, pour découvrir, accueillir et défendre les œuvres et leurs auteurs, et incarner des lieux de vie au cœur de nos territoires, ce qui n'est pas toujours évident.    Une action collective Par ailleurs, j'ai la conviction que tout ce que nous avons porté collectivement à travers l'action du syndicat a contribué à cette dynamique commerciale.    Pour exemple les dernières Rencontres de la Librairie, qui ont réuni plus de 1000 participants, au sein d'une trentaine d'ateliers, ont permis de réfléchir à nos pratiques, et ont plus que jamais démontré l'importance d'un collectif fort capable de se repenser avec tous ses partenaires.  Nous travaillons déjà à l'organisation des prochaines rencontres qui auront lieu en 2021, avec le souci de les rendre toujours plus utiles pour les libraires, et de les ouvrir encore davantage à tous les professionnels qui entourent la librairie, éditeurs, diffuseurs et autres partenaires pour continuer à travailler ensemble.  Ces rencontres conjuguées aux actions de communication autour de l'identité collective « librairies indépendantes », qui ont été relayées par différentes associations de libraires ont aussi sans doute commencé à porter leurs fruits : dans sa présentation de sa dernière étude sur les clients des librairies, Philippe Moati, de l'Observatoire Société et Consommation, reconnaissait lui-même avoir été surpris par le sursaut de consommation militante en faveur de la librairie indépendante, ce qu'il n'avait pas du tout imaginé il y a quelques années, et nous avons un fil à tirer à ce propos. C'est un travail de longue haleine, on doit continuer de porter collectivement ces actions de communication au sein du SLF et dans chacun de nos magasins auprès du public.  Ce que nous sommes, nos compétences, notre indépendance, les choix et les services que nous proposons dans nos magasins, nul autre aujourd'hui ne peut honnêtement le revendiquer, et nous devons continuer à opposer cela à un modèle désincarné aux tentations hégémoniques.  Au centre Xavier Moni, président du SLF, Maya Flandin, présidente de la commission commerciale, Guillaume Husson, secrétaire général - ActuaLitté, CC BY SA 2.0   L'année 2019 aura aussi permis de concrétiser une campagne autour du prix unique du livre, à l'initiative notamment de Maya Flandin qui a beaucoup travaillé avec un groupe d'éditeurs sur le thème “un livre a le même prix partout”. Cette campagne a vu le jour en 2019, un certain nombre d'éditeurs se sont emparés, et j'invite les autres à y participer en 2020, la marge de progression est importante, pour le dire gentiment... C'est une communication qui ne vise pas que la librairie, mais aussi tous les acteurs autour du livre, et il faut redire sans cesse aux lecteurs que le livre a un même prix partout, et que l'on a tous à y gagner.    Je salue aussi le travail mené avec la nouvelle médiatrice du livre Sophie-Justine Lieber, épaulée par René Phalippou ; nous continuons de discuter avec les grandes plateformes en ligne, un travail de longue haleine qui n'est pas facile, mais peu à peu, j'ai la conviction que l'on pourra réussir à renforcer la notion de prix unique, et tous les objectifs de diversité qui y sont liés.   Montée en puissance de l'Observatoire de la librairie L’Observatoire de la librairie est aujourd'hui le seul outil dans l'interprofession à pouvoir nous éclairer précisément sur notre activité, et sur celle du marché, ce qui est une excellente nouvelle. En 2020, nous continuerons à accueillir de nouvelles librairies qui veulent, évidemment, mieux piloter leur activité, mais aussi confier leurs données à un outil indépendant au service de la librairie.    C'est un double enjeu majeur pour notre profession, et j'espère que l'on franchira de nouvelles étapes avec l'Observatoire, et que l'on sera en mesure, le 2 janvier 2021, de vous donner des chiffres de marché qui soient précis puisqu'ils viennent directement des remontées de caisse des magasins.    Un modèle économique toujours plus fragile Ce sont de bonnes nouvelles pour notre secteur, mais je ne peux m'empêcher de redire que notre modèle économique est toujours aussi fragile, et que l'étude Xerfi en 2019 vient malheureusement confirmer ce qu'elle avait déjà mis en lumière en 2013 : malgré une gestion de plus en plus rigoureuse et précise, les marges de manœuvre de notre profession restent minces, pour ne pas dire inexistantes. Le résultat net de la librairie est inférieur à 1 %, au global, et nous sommes toujours parmi les commerces de détail les moins rentables. Un certain nombre de librairies, et notamment les plus petites, sont obligées de rogner sur leur effectif pour se maintenir à flot.  C'est un risque majeur pour les librairies, mais c'est aussi un risque pour toute la filière : depuis de nombreuses années, j'insiste sur le fait que nous ne pourrons pas toujours faire mieux avec des moyens qui diminuent d'année en année.  C'est un sujet préoccupant, qui risque de mettre à l'épreuve ce qui fait notre force aujourd'hui, la qualité de nos lieux, ce pour quoi les clients viennent chez nous, la profondeur et la justesse de nos assortiments, et évidemment la compétence de nos équipes.    Un écosystème où chacun doit être solidaire J'entends aussi, au sein de la chaîne du livre, de nombreux autres acteurs dire leur difficulté à exercer dignement leurs métiers : auteurs, éditeurs, diffuseurs, imprimeurs, je mesure ces difficultés qui traversent nos activités. Cet écosystème singulier qui a pu prospérer grâce à la loi de 1981 laisse apparaître des signes de tension que nous ne pouvons laisser sans réponse, au risque de voir notre filière se désolidariser, ce qui serait la pire des nouvelles.    Se satisfaire de cette situation ou au contraire renverser la table pour trouver des solutions à court terme ne sont pas les seules alternatives qui se présentent à nous. Plus que jamais nous avons besoin les uns des autres, et si ce postulat de départ est partagé par nous tous réunis aujourd'hui, il doit servir de bases à des discussions qui concernent un secteur qui dégage tout de même, rappelons-le, 4 milliards d'euros de valeur.  Outre les inévitables et nécessaires questions relatives à la répartition de cette valeur, il nous faut aussi interroger profondément nos pratiques et nos relations les uns aux autres, les sujets sont nombreux, et cela passe par une meilleure connaissance de nos contraintes et modèles pour éviter les simplifications et les caricatures, pour lever un certain nombre de méconnaissances de nos métiers respectifs.  ActuaLitté, CC BY SA 2.0 (photo d'illustration)   Un certain nombre de sujets sont importants à travailler ensemble : la question du prix des livres, celle de la surproduction ou la surpublication, le calendrier éditorial des parutions et la manière dont les promotions se font, l'évolution des pratiques de lecture évidemment, et notamment celle des jeunes publics, et, on ne pourra y échapper, l'empreinte écologique de la filière.  Nous sommes un certain nombre d'acteurs à vouloir trouver des solutions, et j'espère que nous avancerons concrètement sur ces sujets-là en 2020.    Des institutions nécessairement fortes J'ai plus que jamais le sentiment que notre filière a besoin de cette réflexion, comme elle a besoin de se sentir accompagnée et soutenue par une institution et une politique du livre forte. À ce sujet, j'espère bien évidemment que les projets de réorganisation au sein du ministère de la Culture tiendront compte de ces attentes, et que l'action de l'actuel Service du livre et de la lecture ainsi que celle du CNL pourront pleinement se poursuivre auprès de tous les professionnels du livre, qui constituent tout de même la première industrie culturelle de France. Nous avons la chance, au présent, de pouvoir compter sur des institutions fortes, autour de la DGMIC, sous la direction de Martin Ajdari, jusqu’il y a quelques jours et maintenant sous la responsabilité de Jean-Baptiste Gourdin. Je voudrais souligner, au sein de la DGMIC, le travail du Service du Livre et de la Lecture et notamment Nicolas Georges et toute son équipe, Rémi Gimazane, avec lesquels nous travaillons en permanence, et souligner le travail qu'on a pu mener avec le CNL et Vincent Monadé et Emmanuel Bensimon-Weiler. L'efficacité de la politique du livre repose sur des administrations et sur la qualité des personnes qui en ont la charge, et nous ne voulons perdre ni les uns ni l'autre, et c'est le sens de la démarche que l'ensemble de la profession a engagée auprès du ministre Franck Riester.

  • 11 auteurs de bande dessinée exposés dans 17 gares de France
    par contact@actualitte.com (trimFlorent D.)) le janvier 27, 2020 à 4:49

    FIBD 2020 – L’année de la bande dessinée en France s’ouvrira avec pour premier rendez-vous le FIBD d’Angoulême. Mais partout sur le territoire, la BD est servie sur les rails : le festival angoumoisin a décidé de s’associer avec la SNCF pour installer des panneaux d’expositions dans 17 gares. 11 auteurs sont à l’honneur pour cette opération, prévue jusqu’en février. Paris Gare du Nord - Emil Ferris © David Paquin   « De nouveaux espaces pour les créateurs et créatrices de bande dessinée », voilà le topo. Bordeaux à Rennes en passant par Paris, depuis Strasbourg, Limoges, Montpellier Saint-Roch ou encore Lille Europe, ces 17 expositions montrent la BD comme rarement.  « Visiteurs et voyageurs en gare peuvent ainsi découvrir Emil Ferris, Ugo Bienvenu, Catherine Meurisse ou encore Enki Bilal et Yoshiharu Tsuge, artistes sélectionnés, primés, ou encore parties prenantes de la programmation de la 47e édition du Festival international de Bande Dessinée d’Angoulême qui se tiendra du 30 janvier au 2 février prochain », indiquent une communication du festival.  Laquelle s’inscrit, bien entendu, dans le cadre de 2020 années de la bande dessinée en France, opération voulue par le ministère de la Culture. « Désormais, la bande dessinée est un médium à part entière de la programmation culturelle en gare, au même titre que la photographie, l’art pictural ou encore l’art contemporain. Chaque année, ce sont plus de 100 expositions qui animent les gares partout en France », poursuit-on.  #carousel# Une manière de témoigner de la diversité et de la créativité contemporaine ? Possiblement. Cela fait déjà bien des années qu’en arrivant à la gare de Bruxelles, la BD est largement présente : un train de retard, enfin rattrapé pour la France ?  

  • La Petite fille de la rue Mango, de Sandra Cisneros, adapté en série télévisée
    par contact@actualitte.com (trim Camille Cado)) le janvier 27, 2020 à 4:16

    The House on Mango Street (Arte Público Presse, 1983) de l’autrice américano-mexicaine Sandra Cisneros aura droit à son adaptation en série télévisée, apprend-on. En France, l’ouvrage a été publié en 1996 aux Éditions NiL sous le titre de La Petite fille de la rue Mango, dans une traduction d'Annie Saumont. Sandra Cisneros (Gage Skidmore - CC BY-SA 2.0) Lauréate du prix PEN/Nabokov 2019 pour l’ensemble de son œuvre dans le domaine de la littérature internationale, Sandra Cisneros verra bientôt l’un de ses ouvrages portés sur petit écran. Gaumont, connu notamment pour avoir produit Narcos, la série Netflix à succès, produira l’adaptation de La Petite fille de la rue Mango. Dans ce premier roman, l’autrice nous raconte son histoire à travers celle d’une jeune héroïne du nom d'Esperanza Cordero. Vivant dans une maison rue Mango, elle nous dépeint son quotidien au cœur du ghetto portoricain de Chicago.  À travers 46 courts chapitres, Sandra Cisneros aborde une multitude de thèmes comme l’adolescence, le racisme, mais aussi la condition des femmes de son quartier qui vascille entre la violence domestique et les agressions sexuelles.  D’après la société de production, l’autrice aurait jusqu’ici décliné toutes les offres d’adaptations du bestseller que ce soit pour le cinéma ou la télévision. Cette dernière aurait changé d’avis en faisant état du déploiement massif des services de streaming et du dialogue alors ravivé autour de la question de l’immigration. « J’écris parce que le monde dans lequel nous vivons est une maison en feu et que les gens que nous aimons brûlent », a-t-elle affirmé. « Au cours de ces 20 dernières années, la télévision s’est développée, il est maintenant grand temps de raconter nos histoires. »   Le roman à succès Une Colonne de Feu de Ken Follett adapté en série Sandra Cisneros surveillera cependant de près le projet en tant que productrice exécutive. À ses côtés, on retrouvera Alexandra Hunter et Tely Morrison pour le compte de Gaumont, rapporte Deadline. « La Petite fille de la rue Mango est un roman intemporel qui capture les luttes, les rêves et l’esprit d’une jeune femme qui incarne l’expérience de nombreuses autres qui arrivent aux États-Unis à l’âge adulte. C’est un roman éclairant qui parle des défis auxquels tant de gens qui essaient de trouver leur place dans la société sont confrontés » a souligné à son tour Gene Stein, président de Gaumont US. 

  • Des libraires attaquent des éditeurs de manuels scolaires, accusés de tuer l'occasion
    par ao@actualitte.com (trimAntoine Oury)) le janvier 27, 2020 à 4:16

    Véritable problème de société, le prix des manuels scolaires imprimés, aux États-Unis, a partiellement trouvé sa solution dans le développement d'ouvrages numériques, moins coûteux pour les étudiants. Mais un groupe de libraires indépendants dénonce une opération commerciale et vise plusieurs éditeurs dans une action en justice : les formules numériques chercheraient à éliminer le marché de l'occasion, pour mieux contrôler les prix. (photo d'illustration, Rob Wall, CC BY 2.0) Déposés devant une cour du Delaware, État de l'est des États-Unis, le 23 janvier dernier, les documents remplis par un groupe de libraires indépendants n'empruntent pas quatre chemins : selon la plainte, les offres de manuels numériques n'auraient qu'un objectif, mettre un terme au marché d'occasion, à l'existence d'ouvrages de seconde main et ainsi à tarir une concurrence pour mieux fixer les prix. « Ils [les éditeurs de manuels scolaires, NdR] font passer leurs actions anticoncurrentielles pour des progrès technologiques, mais ce ne sont pas leur véritable objectif, ni leurs effets. Le but de la manœuvre est de supprimer la compétition et ainsi d'augmenter les prix », dénoncent les plaignants. Les éditeurs sont les premiers visés, et cités, dans le document, dont McGraw-Hill, Pearson et Cengage, les trois acteurs majeurs du secteur scolaire aux États-Unis, mais certains revendeurs sont eux aussi pointés du doigt, comme Barnes & Noble et Follett. L'association des éditeurs scolaires fait elle aussi partie des entités citées par la plainte, avec de forts soupçons de collusion qui pèsent sur l'organisation professionnelle... La plainte pourrait se changer en class action si la cour du Delaware la juge suffisamment crédible : dans ce cas, d'autres plaignants pourraient se joindre à l'action en justice, pour obtenir réparation eux aussi en cas de jugement favorable à leur cause. Les libraires indépendants visent en particulier une formule mise en place alors que l'irruption d'Amazon sur le marché et les achats de manuels d'occasion tiraient les prix vers le bas. Les éditeurs visés ont initié une formule, intitulée « Inclusive Access », qui accorde l'accès à des cours en ligne, en location, par l'intermédiaire des services des revendeurs Barnes & Noble et Follett et de ces deux enseignes uniquement.   Une fuite de données pourrait coûter cher à Pearson La solution aux prix élevés des manuels scolaires laisserait donc les libraires d'occasion sur la touche, et volontairement, d'après eux. « Chaque étudiant d'un lycée ou d'une université doit acheter le matériel de cours dans un format unique — “Inclusive Access” — auprès d'une seule source — les revendeurs cités par la plainte — choisie par un seul groupe — les éditeurs », indique la plainte. Les éditeurs n'ont pas réagi à la possible class action, à l'exception de Pearson, qui assure que le modèle « bénéficie » aux élèves, professeurs et institutions. via Bloomberg Law

  • Bientôt, un biopic sur Shirley Jackson, la reine américaine de l'horreur
    par contact@actualitte.com (trim Camille Cado)) le janvier 27, 2020 à 3:59

    Un biopic retraçant la vie de la romancière américaine Shirley Jackson, connue pour ces récits fantastiques et d’horreur, devrait prochainement voir le jour. Si la sortie de Shirley est en effet prévue courant de l’année 2020, le long-métrage réalisé par Josephine Decker a d’ores et déjà été salué par la chronique après avoir été présenté en première mondiale au Sundance Film Festival.    Michael Stuhlbarg et Elisabeth Moss dans Shirley Le long-métrage est basé sur le roman éponyme de Susan Scarf Merrel, publié en 2015 par les éditions Penguin Random House (titre non traduit), qui se concentre sur l’un des moments clés de la vie de l’autrice américaine. L’ouvrage prend place au lendemain de la publication de son recueil de nouvelles The Lottery and Other Stories (1949) publié en français sous le titre de La Loterie et autres histoires d’après la traduction de Dominique Mols aux éditions de la Librairie des Champs-Élysées.  Shirley Jackson, perdue dans sa folie et cloitrée depuis 2 mois à son domicile, essaie de travailler sur un nouveau titre alors que son esprit reste obsédé par l’histoire d’une jeune femme disparue. C’est alors qu’un jeune couple, qui emménage dans la maison de l’écrivaine et de son mari, Stanley Edgar Hyman, se retrouve au centre d’un drame qui inspirera le prochain titre de l’autrice. Shirley a été réalisé par Josephine Decker d’après le scénario de Sarah Gubbins. Le film met notamment en vedette Michael Stuhlbarg dans le rôle du mari et Elisabeth Moss dans celui de la romancière. Le jeu de cette dernière a particulièrement été salué lors de sa première mondiale au Sundance Film Festival le 25 janvier dernier.    Un thriller psychologique mené par le jeu d’Elisabeth Moss « L’actrice passe de la femme grincheuse à une figure menaçante en un claquement de doigts » relève Entertainment Weekly dans sa critique du film, caractérisant la prouesse de celle qui apparait aussi dans la série dystopique The Handmaid’s Tale de « sa meilleure et sans doute sa plus spirituelle performance cinématographique ». « Avec le sourire parfaitement cruel de Moss, Shirley vous attire dans la frénésie, un jeu d’esprit, de tromperies, où la seule clé n’est pas la victoire ou même le réconfort, mais un état de survie qui s’apparente à une démence, horriblement réaliste. » Si Shirley ne retrace par toute la vie de l’une des plus grandes autrices américaines d’horreur, les fans apprécieront sans aucun doute les nombreuses références faites à ses romans, affirme le média.  Shirley Jackson, décédée en 1965 à l’âge de 48 ans, est l’autrice d’une vaste œuvre. Spécialiste du récit fantastique et d’horreur, elle est connue pour avoir publié des romans tels que The Haunting of Hill House (1959) publié pour la première fois en français sous le titre de Maison hantée dans une traduction de Dominique Mols (Librairie des Champs-Élysées).   Carrie, le premier roman de Stephen King, adapté en série    Mais aussi We Have Always Lived in the Castle (1962) publié en français sous le titre Nous avons toujours habité le château, d’après la traduction de Françoise Maleval et Irène de Cambeur (C. Bourgois) puis réédité dans une nouvelle traduction de Jean-Paul Gratias sous le titre de Nous avons toujours vécu au château (Payot & Rivages). Ses recueils de nouvelles ont également forgé sa notoriété. Parmi lesquels, The Lottery and Other Stories (1949) paru en français sous le titre de La Loterie et autres histoires (traduit par Dominique Mols à la Librairie des Champ-Élysées, 1983). Publiée pour la première fois dans The New Yorker en juin 1948, le recueil a très rapidement fait l’objet de moults adaptations. Après un feuilleton radio en 1951, 2 téléfilms sont sortis à la télévision en 1969 puis en 1996. Il devait également être projeté sur grand écran d’après le scénario de Jake Wade Wall (Hitcher).